Jonathan Franzen
"What if I were Mr. Bad? Would you still like me?"
Freedom, Jonathan Franzen.
(Ou pourquoi quand je serai grande, j'écrirai un livre aussi génial que le sien.)
"What if I were Mr. Bad? Would you still like me?"
Freedom, Jonathan Franzen.
(Ou pourquoi quand je serai grande, j'écrirai un livre aussi génial que le sien.)
You know you've not been in France for a while when...
You feel like saying "sorry" when accidentally bumping into someone in the street.
You feel dizzy because you can't remember if you're supposed to look right or left first before crossing the road - thus frenetically turning your head left and right everytime you want to cross the road.
You find it normal to write down "laissez-moi savoir" at the end of a message.
You're groping for a string to turn the light on in your bathroom.
You're completely excited to be able to buy some Caprice des Dieux in your local grocery store.
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Ou, comme diraient les Fatals Picards,
« I wemember jowlie demoiselle, the last summer comme tou étais belle… »
"L'amour à la française", Les Fatals Picards, Pamplemousse Mécanique.
(un must-see dans le genre absurdement hilarant :D)
You know you're in England when...
You see a sign in the middle of a crowd saying:
"KEEP LEFT".
Aujourd'hui, ça fait trois jours que je suis en France.
L'avant-veille de mon départ, j'étais à Londres, en train de faire du Christmas shopping au grand magasin Harrods
avant d'atterrir à Winter Wonderland à Hyde Park,
à regarder tourner le carousel de Noël avec des larmes plein les yeux parce que je me serais jamais attendue à vivre ça un jour. Et puis, en regardant le manège que je préférais étant enfant, je me disais que, la vie, c'est beau, quand même.
Et le truc qui est bizarre, c'est que, après avoir attendu les vacances de Noël de pied ferme comme ça ne m'est pas arrivé depuis mes huit ans, j'ai l'impression de ne jamais être partie. Un peu comme si je m'étais tout inventé concernant ces trois derniers mois. Et en même temps, rien n'est exactement pareil. C'est très étrange, comme sentiment...
Un genre de flou international, en gros...
I'm gonna miss speaking English for these twenty-six days.
Don't know how all this happened.
Don't have a clue
Just did.
Just deal with it.
Acceptance
- and all of that stuff
Blimey.
I know what I need to do
I know what I should do
I know what I ought to do.
Not sure I will,
though.
Heart & Reason
classic conflict.
So sick of it
Romantic shit
Never believed
- or not for me.
That's the difference.
What if I did
do it?
- you should
do it -
What will be next?
No idea
No clue
Just blur...
Familiar...
And then...
PAIN
Again
Wait for her
Welcome her
You wanted her
Obviously
Clearly
Old Friend
Kisses like Hell
Leaves bitter taste
And there it comes
That dance again
The death tango
With the red rose
And the thorns
Ripping your lips
Blood in your mouth
A sour taste
And that cry
Going on and on
Whirling
The eternal
Never-ending
The Wonder Why
And she laughs
The Ferocious.
Self-Pity
Your Love of Hate
Pathetic waste
Looked for it
Craved for it
Begged for it.
Once beloved
Never forgot
That's why I'm here
Permanent load
... Unless you do.
Won't go away
No way
She'll stay.
Lulling me
Drowning me
The black hole
(again)
The struggle
(again)
to breathe
to live
to live through
gain strength
and face it all
Alone again
when hope is dead.
…
But is it?
Dead?
Your choice your life
So don't be blind
Maybe one day
...
I guess I should
Then
And then...
Unhappily Ever After
Don't care.
No Love.
And even if?
He won't.
And if I don't?
He won't.
Probably will.
Already does.
As they all do.
A bit. But
Never too much.
So why?
What for?
Too powerful
And I'm just weak
In need
WEAK
Searching, seeking
… that noble quest.
Wallow in it.
That's what Love is.
Fear comes along
Pats your shoulder.
The icing breath
Has seized your neck
All is cold now
As death would be
Red's given up
Yellow's long gone
- Gold let alone -
You are alone
Hug of Darkness
So enjoy it
The cry for hate
All's better now
The cry of hate
Will it ever?
Shoot the damn horse
A blown up castle
Sand, dust in the wind
Make your teeth grind
Nothing feels more like home
Nothing's more comfortable
Nothing's more appealing
Than the feeling
Your own bitter end.
Unhappily Ever After.
"Only in their dreams can men be truly free"
Dead Poets Society, Peter Wier.
Un texte que j'avais à traduire pour mon cours de traduction et que j'ai beaucoup aimé - en bonne idéaliste - notamment parce que j'ai trouvé que ça rejoignait bien les réflexions que je me fais actuellement sur le début de mon expérience Erasmus.
The Role of Translation
"The knowledge of a foreign language is like a second pair of eyes or ears. One's whole horizon is enlarged; one's whole understanding of one's fellow-man is deepened and enriched. One sees oneself in perspective for the first time. There is an end of bigotry, of chauvinism, of flagwagging patriotism, and there is a beginning of human cooperation and mutual help. The cultural treasures of other nations lie open before you. You are able to share the heritage of other nations, and to help share yours. Barriers separating peoples are thrown down, and suspicion gives way to understanding. The brotherhood of man becomes a realisable ideal. Co-operation replaces competition. In the world of literature, ideas become cross-fertilized, the experience of others can be usefully employed to mutual benefit, standards of art can rise, new heights can be achieved together. Finally wars can be made virtually impossible when people know and understand one another."
Walter May, "The Role of Translation in the Development of World Culture", in Babel.
C'est beau, quand même, non ? :D
Et croyez-moi, ça l'est doublement quand on peut s'appuyer sur des idées aussi nobles et humanistes pour justifier le fait que vous vous envoyez actuellement un muffin par jour (minimum) et que vous goûtez n'importe quel gâteau qui vous passe sous la main.
Et même que c'est vachement bouddhique, comme idée, quand même, qu'une fois qu'on fait l'effort de comprendre sa propre nature, ben on comprend que les autres sont humains aussi, qu'on veut juste être heureux et que les autres soient heureux aussi pour promouvoir la paix, l'amour et la compréhension dans le monde, tout ça...
(Mais non je ne fais pas une fixette sur la philosophie bouddhiste...)
Immersion culturelle, je t'aime.
Non mais plus sérieusement, c'est vrai que partir vivre à l'étranger change énormément de choses dans la façon qu'on a de considérer la vie. Comme dit le texte, on se voit avec du recul.
Par exemple, je me répète que je ne suis là que pour neuf mois ; que neuf mois, c'est rien du tout - la preuve on est déjà mi-novembre et ça fera bientôt un mois et demi que je suis en Angleterre... - et que du coup, je devrais vraiment chercher à tirer le maximum de positif de cette opportunité incroyable. En gros, se concentrer sur le positif et se dire que, de toute façon, un mauvais moment ne pourra pas entacher une expérience qui s'étale sur une année scolaire.
Et puis d'un coup, on se dit qu'on n'est peut-être pas forcé de changer de pays pour comprendre que la vie est éphémère et qu'on ferait mieux de profiter de chaque jour à fond. Pas forcément en se disant qu'on pourrait mourir demain (parce que, quand même, c'est pas super réjouissant - ça m'a toujours un peu énervée d'entendre des chansons niaises faire un refrain supposé émouvant à partir d'un memento mori...). Mais c'est quand même important de se rendre compte que c'est quand même génial, quelque part, de vivre, même si on sait pas où on va - enfin, parfois c'est aussi crevant et chiant, d'être dans le flou intergalactique - tout en gardant à l'esprit que, finalement, on s'en sort pas si mal depuis le début ! La preuve, on est toujours en vie. Et peut-être pas aussi malheureux qu'on pourrait le penser à première vue, dans les moments de déprime.
Tout ça pour dire que j'essaie de me trouver des bonnes excuses pour pouvoir continuer à manger impunément des muffins, des scones, des cookies, des barres de chocolat, des cupcakes, des cheesecakes, des brownies, des flapjacks, des doughnuts et autres saloperies angéliques saveurs britanniques tous les jours. Et ça marche plutôt bien !
Cupcakes d'Halloween au Gregg's à côté de chez moi.
(Avoir un Gregg's à côté de chez soi est une très mauvaise chose, d'ailleurs, ne faites jamais ça les enfants.)
Tags et graffitis.
"I badly need sex with John."
Une anglaise anonyme, dans le pub The Lamb and the Flag, à Oxford.
Certains messages sont universels. Surtout ceux qui sont écrits sur les portes des toilettes publiques.
"Agir, c'est être vivant.
C'est prendre le risque de sortir de sa coquille et d'exprimer son rêve."
Les Quatre Accords Toltèques, Don Miguel Ruiz.
(Je vais me répéter ça dans l'avion, tiens...)
(Pour voir (beaucoup) beaucoup mieux, faire un clic droit sur l'image puis "ouvrir dans un nouvel onglet".)
(For a (far) better image, make a right click and open in a new window.)
Dessiné le 20/09/2011.
(Une pensée à tous mes amis qui sont partis/partent/vont partir eux aussi à l'étranger... :'D)
Et un extrait du génial film L'auberge Espagnole dispo => ici
Quoique déjà on a de la chance, maintenant on n'a plus besoin du fameux formulaire E111... ^^
(ou du moins j'espère sinon je suis dans la merde)