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Les Errances Enjouées de Neus Amaëlle

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Les Errances Enjouées de Neus Amaëlle
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Les Errances Enjouées de Neus Amaëlle
  • Les fantaisies d'une petite littéraire bien entourée, en quête de sérénité dans un monde joyeusement chaotique, qui aime écrire, s'intéresse à plein de trucs & trouve que la vie, même si c'est un peu n'importe quoi, c'est drôlement chouette, quand même.
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9 août 2011

« Tout mon passé dans trois cartons... »

 Semi-réflexions sérieuses et surtout poussiéreuses.

(Allez, un petit peu de bla-bla, ça faisait longtemps !)

En ce moment, je suis en plein tri/rangement/réinvestissement d'espace personnel/« mais bon sang comment j'ai pu accumuler autant de trucs c'est pas vrai bordel ». Déménagement et (non)préparation de séjour Erasmus à la rentrée prochaine obligent.

Ce qui est une expérience plutôt enrichissante. Si, si, je vous jure ! Et pleine de rebondissements parce que, même s'il y a des échéances à respecter, la vie continue malgré tout, avec ses gentils imprévus... Genre une visite d'urgence chez un vétérinaire spécialisé pour sauver votre tas (= cochon d'Inde, cf article précédent), toujours empêtré dans ses problèmes dentaires ; une petite blague à vous-même « tiens, mais c'est que j'ai oublié la clé de l'appartement que je devais impérativement nettoyer aujourd'hui à une petite heure et demie d'ici et que je suis stupidement coincée dehors sous la pluie ! Hohoho, la bonne blague ! » ; un voyage complètement improvisé à Paris sous prétexte que vous avez le blues ; toutes les démarches à faire pour Erasmus ET pour récupérer tous vos papiers – puisque votre porte-feuilles vous a laissé tomber pour les beaux yeux du premier pickpocket parisien venu - et j'en passe et des meilleures... (Toute ressemblance avec des faits réels restant purement fortuite, bien évidemment.)

 

Toujours est-il que, après trois ans passés dans le même appartement, ça m'a quand même fait un peu bizarre d'emballer tous mes trucs et autres bidules, et surtout de les redéballer quelques jours plus tard histoire de réactualiser la décoration de ma chambre de lycéenne.

Ce qui fait que, sur fond des groupes phares de ma jeunesse (blink-182 en tête), je me suis retroussée les manches et j'ai entrepris de faire un peu le vide dans la dite chambre de lycéenne, histoire d'accueillir le capharnaüm toulousain un peu plus confortablement... Ce qui m'a permis de retomber sur de véritables merveilles oubliées : des vieilles compil' (vous vous souvenez de la chanson du coup de boule, rapport à la fameuse finale France/Italie d'il y a quelques années ? Je l'avais complètement oubliée, mais elle est toujours aussi drôle xD), des gribouillis griffonnés pendant que j'attendais (im)patiemment que les Sims (première génération !) veulent bien se charger, des petits mots supposés drôles dans des vieux agendas customisés, des posters vestiges de ma période Orlando Bloom, des vieilles photos, des livres achetés avec enthousiasme avec un bon d'achat bien mérité et jamais lus par la suite... Et le souvenir en appelle un autre, plein d'autres, qui défilent en cascade : les fou-rires avec les copains, les amourettes, les engueulades, les profs qu'on pouvait pas s'encadrer, les cours qu'on adorait... Et c'est fou ce que ça paraît loin. Je ne suis pas du genre nostalgique, mais j'avoue qu'une session souvenirs, ça aide à remettre les choses en perspective. Mine de rien, ça m'a fait cogiter – en plus de me dégourdir un peu les jambes, à force de courir partout en portant des cartons...

(Pour plus de légèreté - vous l'avez peut-être déjà remarqué, mais je suis vraiment pas bonne pour faire court, hahaha... - je préfère séparer ces diverses réflexions pseudo-philosophiques en plusieurs articles selon la « thématique » abordée.)

 

"What's my age again?", blink-182, Enema of the State.

Ôde à l'immaturité – qui fait toujours du bien par où ça passe (surtout quand le message se fait via un clip hilarant dans lequel vos idoles d'enfance courent à poil dans la rue).

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"Mémoire", Déportivo, Parmi Eux.

Parce que c'est d'eux que je tire les bons mots du titre.

 

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28 juillet 2011

Another Year

 

 

 

"It's the young person's prerogative to be noisy."


Mike Leigh, Another Year.

 


28 juillet 2011

Les bons mots de nos concitoyens bien urbains.

 

Choppée au vol.

 

"Avec le soleil, ça va toujours !"

 

Un toulousain anonyme.

 


19 juillet 2011

F. Scott Fitzgerald

 

 

"That is part of the beauty of literature.

You discover that your longings are universal longings,

that you're not lonely and isolated from anyone.

You belong."

 

Francis Scott Fitzgerald.



10 juillet 2011

La chasse au bonheur, Jean Giono.

 

Dès que les sens sont suffisamment aiguisés, ils trouvent partout ce qu'il faut pour découper les minces lamelles destinées au microscope du bonheur. Tout est de grande valeur : une foule, un visage, des visages, une démarche, un port de tête, des mains, une main, la solitude, un arbre, des arbres, une lumière, la nuit, des escaliers, des corridors, des bruits de pas, des rues désertes, des fleurs, un fleuve, des plaines, l'eau, le ciel, la terre, le feu, la mer, le battement d'un cœur, la pluie, le vent, le soleil, le chant du monde, le froid, le chaud, boire, manger, dormir, aimer. […] Car le bonheur ne rend pas mou et soumis, comme le croient les impuissants. Il est, au contraire, le constructeur de fortes charpentes, des bonnes révolutions, des progrès de l'âme.

 

Le bonheur est la liberté.

 

 

Jean Giono, La chasse au bonheur.

(Extrait issu de 1, 2, 3... bonheur ! Le bonheur en littérature)

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7 juillet 2011

Forrest Gump

 

 

"I don't know if we each have a destiny or if we're just floating around accidental-like on a breeze. But I think maybe it's both."


Robert Zemeckis, Forrest Gump.

 


1 juillet 2011

Chronique : Arctic Monkeys

Arctic Monkeys (+ The Shaking Heads) au Bikini le 28 juin 2011

 

La chronique sur Mygmusique => ici

 

Vingt-deux jours après la sortie de leur quatrième album Suck it and See et quatre jours après la mise en vente des places, les Arctic Monkeys font salle comble au Bikini. Etant donné que le quatuor de Sheffield arrive à remplir sans aucune difficulté les quelques zéniths qui constituent sa tournée française, rien d'étonnant à ce que les 1500 places de la meilleure salle toulousaine n'aient pas fait long feu, cette date étant sans nul doute l'une des plus intimistes de l'hexagone.

C'est d'ailleurs une ambiance très "zénith" qu'on nous réserve à l'entrée de la salle : abondance de barrières, bouteilles d'eau et sacs à main interdits ; une distance entre la scène et le public plus marquée que d'habitude (et je ne mentionne même pas le prix de la place)... C'est sûr, le Bikini paraît nettement moins chaleureux qu'à l'accoutumée ! Mais pour les Arctic Monkeys, on ferme les yeux - et on expédie son sac le plus vite possible pour être sûr d'être aux premières loges.

C'est aussi une ambiance "zénith" qui accueille la première partie. Les gens sont clairement venus pour applaudir Alex Turner et ses camarades britanniques, de sorte que, malgré la présence de nombreux fans déjà adeptes de leur rock garage ravageur, le défi est de taille pour les Shaking Heads. Mais le groupe toulousain avait manifestement bien prévu son coup : sans plus de cérémonie, ils balancent leurs titres aux riffs décoiffants et offrent une performance de feu ! Les quatre lascars se démènent pour honorer l'ouverture du concert d'un de leurs artistes références - "un rêve qui se réalise", commentera d'ailleurs Sam Willmott (chant). Le public ne résiste pas longtemps à cette explosion d'énergie bien rock'n'roll : le troisième titre, "Backlash", entame la glace, qui fond tout à fait face aux redoutables "She Doesn't Love Me Anymore" et "She Wants a Rockstar". "I'm in Love with Scarlett Johanson" sera l'occasion d'un bain de foule pour le chanteur (qui en perdra presque sa chemise). La réserve initiale laisse place à une véritable explosion d'enthousiasme se soldant par des EP offerts (comprendre "balancés dans la fosse") : le public, déjà bien impatient, est maintenant chauffé à bloc.

Les Shaking Heads ont d'autant mieux rempli leur contrat qu'un échauffement physique était plus que nécessaire à ce qui se préparait. Non pas que les Arctic Monkeys soient ce qu'on pourrait appeler des "bêtes de scène" : non, eux, ils font plutôt dans la sobriété, la politesse et le statique... mais personne n'oserait s'en plaindre, de peur de mourir dans des circonstances violentes et pour le moins atroces si jamais un des musiciens s'aventurait à essayer de faire monter la température un peu plus. D'ailleurs, il serait difficile d'imaginer que l'atmosphère puisse être encore plus moite dans la fosse qu'elle ne l'est déjà.

En effet, dès les premières notes, l'ambiance est à son comble. Il faut dire que "Library Pictures", issue du dernier album, n'y va pas par quatre chemins niveau entrée en matière, entrée en matière que "Brianstorm" achève de faire voler en éclats - en toute inutilité, puisque personne n'en peut déjà plus. Il faut préciser qu'il s'agit là d'un de ces concerts où les uns sont tellement collés aux autres qu'on finit toujours par goûter le déodorant de son voisin (en s'écrasant contre son dos trempé de sueur alors qu'on tentait vainement de neutraliser un mouvement de foule venant de derrière). Malgré un net regain de (sur)excitation lorsque des morceaux de la première heure font leur apparition - "Still Take You Home" ; "When the Sun Goes Down" (qui clotûrera le set) ; ainsi que les indispensables "The View From the Afternoon" et "I Bet That You Look Good on the Dancefloor" (enchaînement dévastateur) - le public fait un sans-faute : même sur les nouveaux titres, nombreux sont ceux qui sont incollables, de sorte que personne ne se prive de hurler en choeur les bons mots (subtils mais acérés) d'Alex Turner.

Le style a indéniablement évolué entre les débuts très garage, aux rythmiques tranchantes, et les nouvelles compositions, plus mélodiques - comme "The Hellcat Spangled Shalalala", nettement plus légère que le single "Don't Sit Down Cause I've Moved Your Chair", plutôt cynique. Mais les Arctic Monkeys n'ont pas renoncé pour autant au dynamisme électrique qui les caractérise - "Brick by Brick" en est une belle preuve - et dont on a souvent regretté l'absence dans l'opus précédent. Ce dernier fut d'ailleurs le moins mis à l'honneur dans la setlist, la grande majorité des titres présentés étant issus de Favourite Worst Nightmares, qui peut être considéré comme l'album permettant la meilleure transition entre le côté brut du premier disque et les compositions plus récentes. "Teddy Picker" et "Fluorescent Adolescent" comptent d'ailleurs parmi celles qui furent probablement les mieux accueillies - bien que le public se montrait d'un ravissement pour le moins constant.

Très peu de véritables "pauses" (l'enchaînement "She's Thunderstorms"/"Cornerstone", à la rigueur...) dans ce concert, mais l'audience ne s'en plaint pas - et en aurait probablement redemandé jusqu'à mort d'épuisement si le groupe ne se devait de quitter la scène un jour ou l'autre. Une atmosphère intense digne de véritables passionnés dont on ressort difficilement indemne - ou du moins sans avoir en tête l'idée obsédante de se procurer le nouvel album sur le champ.

 

"She Wants a Rockstar" (+ "After the Party" (que je connaissais pas, dis-donc :O !)), The Shaking Heads, How to Entertain People in a Paranoid City.

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"Backlash", The Shaking Heads.

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"I Bet That You Look Good on the Dancefloor", Arctic Monkeys, Whatever People Say I Am, That's What I'm Not.

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"Fluorescent Adolescent", Arctic Monkeys, Favourite Worst Nightmares.

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"My Propeller", Arctic Monkeys, Humbug.

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"Don't Sit Down Cause I've Moved Your Chair", Arctic Monkeys, Suck It & See.

1 juillet 2011

Aphorismes de poche

 

 

Vivre sa vie dans le flou artistique perpétuel le plus total fait-il de quelqu'un un/une artiste ?


(Si oui, j'en suis)

 

(29/06)

26 juin 2011

Chronique : John Butler Trio + Shantel

John Butler Trio (+ Shantel & the Bucovina Club + De La Street) au Phare le 24 juin 2011 (Festival GrooveFest)

groovefest

Chronique dispo sur Mygmusique => ici !


La première édition du GrooveFest fait son apparition en même temps que le retour des températures estivales sur la ville rose ! Une belle mise en bouche pour permettre aux festivaliers de commencer leur saison préférée. Ce nouveau festival propose plus d'une douzaine de groupes étalés sur cinq jours et investit plusieurs salles toulousaines pour l'occasion. La date la plus attendue reste sans doute celle du 24 juin par la présence des Australiens du John Butler Trio.

Ce sont les toulousains De La Street qui ouvrent le bal - déjà à la Dynamo la veille, ils assurent ce soir le remplacement des Espagnols Che Sudaka avec une amicale simplicité. Ce groupe ragga présente une formation originale, associant un ensemble basse/batterie à un DJ et une guitare sèche. La salle, encore peu remplie, semble néanmoins apprécier la prestation du quatuor. Le chanteur débite ses textes, façon hip hop, tout en nous embarquant dans des histoires de musiciens un peu paumés dans la bohème urbaine du XXIe siècle ("Requiem" ; "Le Travail"), le tout sur des accords qui rappellent des mélodies style scène française.

Le deuxième groupe est une véritable fanfare : il s'agit de Shantel & the Bucovina Club - une découverte surprenante pour moi, mais manifestement pas pour les deux-tiers du public, qui semblaient les attendre de pied ferme. La musique de ce DJ allemand met en avant ses racines roumaines (de la région Bucovine plus exactement, d'où le nom) dans un mélange surprenant alliant des sonorités électro à une ambiance tzigane traditionnelle.

En live, cela donne l'impression de participer à une sympathique fête de village aux accents étrangers particulièrement chaleureux. Les artistes se démènent sur scène et irradient une joie de vivre communicative : les deux chanteuses, dont les voix vibrantes et poignantes font voyager dans des contrées lointaines, sourient de toutes leurs dents ; de leur côté, l'accordéoniste, le soubassophoniste et les deux trompettistes n'hésitent pas deux fois avant de se joindre à leurs danses. Quant à Shantel lui-même, il arpente sans répit le devant de la piste - quand il ne se mêle pas directement au public - tendant le micro et allant jusqu'à la provocation afin de faire participer l'auditoire au maximum ("This is not Paris!" s'exclama-t-il au cours de la soirée), lequel n'a pourtant pas besoin de se faire prier pour scander les refrains de ses tubes "Disko Partizani", "Disko Boy" ou "Planet Paprika". Le leader poussera la convivialité avec son public jusqu'au bout en se plaçant au centre de la salle pour jouer une version acoustique de "Bella Ciao" dans une ambiance feu de camp géant (sans feu mais avec une guitare). Pour célébrer ce moment de plaisir partagé, il sabrera deux bouteilles de champagne avant de s'éclipser sous des applaudissements nourris.

C'est avec un grand sourire aux lèvres que les membres du John Butler Trio investissent la scène. Le bonhomme en tête d'affiche surprend par de nombreux aspects. Non seulement il est charismatique, mais d'un charisme marqué par une simplicité et une modestie palpables, éclatant à plusieurs reprises d'un rire massif. Entre deux chansons, il converse tant bien que mal avec ses fans, exprimant sa frustration de ne pas savoir parler français et son goût pour les "disturbing but delicious cheeses" (fromages à l'aspect troublant, néanmoins délicieux). Mais c'est surtout un guitariste hors pair capable de peupler une scène à lui tout seul, maniant notamment le picking, les percussions et divers autres effets avec ce qui paraît être une facilité déconcertante.

La première chanson est de circonstance puisqu'il s'agit d'"Hello" - qui se métamorphosera d'ailleurs pour quelques secondes en une reprise inattendue de "Smells Like Teen Spirit" - avant d'enchaîner sans tarder sur de très bons morceaux du dernier album April Uprising : "Gonna be a long time" et "One Way Road". C'est d'ailleurs sur cette dernière, jouée avec la guitare posée à plat sur les genoux, que John Butler commencera à donner un aperçu de l'étendue de ses talents musicaux. C'est cependant "Ocean", un (très long) solo totalement bluffant d'une dizaine de minutes, qui en fournira la meilleure preuve. Le public se laisse bercer, complètement ensorcelé. Il sera néanmoins sorti de sa transe vite fait bien fait quelques instants plus tard avec "Better Than", tube jouissif pour lequel John s'empare de son banjo.

Au fur et à mesure que le set progresse, l'aspect "jam band" se fait de plus en plus ressentir : le trio s'éclate, multipliant les échanges de regards complices et les grimaces peu seyantes typiques des musiciens extatiques. Leur enthousiasme est particulièrement flagrant lors de la partie impro, pendant laquelle ils se répondent les uns aux autres dans un bel esprit de cohésion. Le bassiste et le batteur y trouveront eux aussi leurs moments de gloire en solo - John et Byron (le bassiste) positionnés en un face à face amical, accompagneront toutefois Nicky pour la dernière chanson ("Don't wanna see your face") en ajoutant leurs propres rythmes sur des éléments de batterie placés au milieu de la scène.

Malgré de bruyantes sollicitations, le trio ne refit pas surface après le retour des lumières, d'où une légère déception (ingrate, certes, mais légitime malgré tout) finale : la prestation paraît en effet un peu courte quand on connaît le nombre de très bons titres qui sont malheureusement restés en réserve ce soir, de sorte qu'on reste un peu sur sa faim - on notera toutefois l'apparition d'une nouvelle composition, "Hear me cry". Signe que le GrooveFest a tapé dans le mille pour sa première édition : vivement l'année prochaine !


Clip DeLaStreet Requiem

DE LA STREET | Myspace Music Videos

"Requiem", De La Street.
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"Disko Partizani", Shantel, Disko Partizani.

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"Citizen of Planet Paprika", Shantel, Planet Paprika.

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"Zebra", John Butler Trio, Sunrise Over Sea.

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"Better Than", John Butler Trio, Grand National.

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"One Way Road", John Butler Trio, April Uprising.

24 juin 2011

Chronique : Funky Style Brass

Funky Style Brass au Bikini le 23 juin 2011


funky_style_brass

 

Chronique dispo sur Mygmusique => ici !


Deux jours après la fête de la musique, le Bikini organise une soirée spéciale pour fêter la sortie du deuxième album de ce groupe toulousain détonnant dans une ambiance 100% groovy !

Distribution de bandeaux scintillants type 70's, de colliers hawaïens, de chapeaux multicolores incongrus, de serre-têtes avec bois de renne en plastique intégrés et de coquilles d'huître numérotées : bienvenue dans le monde du Funky Style Brass ! On aura rarement vu un accueil semblable à l'entrée d'un concert ! Il n'y a là pourtant rien d'étonnant pour qui est familier du FSB : leur univers rappelle en effet celui inventé par Lewis Carroll... sauf qu'on y aurait enlevé l'aspect anxiogène pour privilégier le pur délire.

Sur scène, cette fanfare hors du commun composée de neuf musiciens déjantés est un véritable show. Un show assez indescriptible, certes, mais d'une énergie et d'une bonne humeur incroyables ! On peut admirer l'admirable éclectisme de leurs costumes de scène : outre "Lor-X" (un poussin géant chargé du chant et de la grosse caisse), la plupart arborent des pantalons, des robes et jupes complètement kitsch, associées (mais certainement pas assorties) à des hauts improbables, des lunettes absurdes et autres perruques flashy (à titre d'exemple, le chanteur/saxophoniste "Dem-X" se caractérise par sa perruque orange fluo façon Dragon Ball Z). Mais ce sont surtout des musiciens d'exception : issus du Conservatoire de Toulouse, ils mélangent les styles, multiplient les références et arrangent tout ça à leur sauce pour en faire une explosion dansante de bonne humeur, d'énergie et d'absurdité qui ravit petits et grands ("de 7 à 77 ans", précisent-ils sur leur site internet). Les paroles sont de véritables ôdes (non conventionnelles) à leur amour pour la musique et sont destinées à mobiliser le public, l'entraînant sans relâche à bouger, sauter et s'amuser - quand elles ne racontent pas des histoires absurdes dont la logique incertaine fait mouche : après la romance entre un âne et un lièvre sur le premier album, on trouve notamment parmi les nouvelles pistes l'histoire d'un fermier qui se retrouve face à un poulet de 128 kilos ("Mais tu tripes !").

Le public - des initiés à l'âge variable qui savent à quel genre de show de folie ils ont affaire, pour la grande majorité - se régale, s'adaptant à tous les styles manipulés avec brio par le FSB et se laissant entraîner avec délices dans leurs diverses chorégraphies approximatives et irrésistibles. Ainsi, tout au long de la soirée, on passe d'un style à l'autre, parfois au sein d'une même chanson : ouverture plutôt hip-hop avec "FSBeat", suivi de "La Traumatisation", plus latino, avant d'enchaîner sur du ragga, de l'électro ("A donde estàn?" - l'occasion pour de nombreuses filles du public de profiter de l'invitation du groupe qui scande "Mais où sont les filles ?" pour monter sur scène), du zouk ("Zouk de Gros"), du reggae, du rock, qui s'aventure même vers le hard-rock, du reggeaton, du méringue... le tout avec une prédominance toujours marquée du funk par l'omniprésence des cuivres (trompettes, saxophone, trombone et soubassophone). La salle tourne plus d'une fois au dancefloor incongru ("Tito Groove" ou "Stekdebich") - il serait en effet troublant de croiser un DJ portant sans aucun complexe une peluche de poule en guise de couvre-chef, ce qui ne semble toutefois ne perturber personne en cette folle soirée.

Vous l'aurez compris, un concert du FSB, c'est un concentré de musique, de danse, d'énergie et de bonne humeur qui vous amènera à rire avec vos voisins immédiats (et même à les embrasser sur "Sois gentil, fais-lui un bisou !" - les membres du groupe se mêlant au public pour l'occasion).

Comme ils le disent eux-mêmes : "Ce qu'on aime par dessus tout, c'est surtout vous rendre fou ! On peut vous rendre hystérique sur tous les styles de musique : ChaCha, Hip-hop, Funk, Reggae, Zouk, Dancefloor ou Meringue. Quand vous sortirez de là, vous serez tous traumatisés ! Avec un concept délire et des textes qui n'veulent rien dire, le Funky Style Brass vous fait oublier le pire, et vous redonne le sourire !" (paroles extraites de "FSBeat")

Nul doute que leur imagination débordante nous réserve encore bien des surprises... ! Essayé c'est adopté ! Avec une ambiance pareille, le FSB se fait de nouveaux adeptes à chaque représentation.

 

musiciens_fanfare_festive

 

"La légende du Dawak", Funky Style Brass, Merci pour les huîtres !

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Funky Style Brass, Extraits du DVD live (compris dans le second album Merci pour les huîtres !) ;

j'ai pu reconnaître dans l'ordre "Aquo Groovat", "Je peux pas la lire" et "Zouk de Gros" (mais il me semble qu'il m'en manque une xD)

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Funky Style Brass, entre autres craquages au festival Hestiv'oc, des extraits de : "Ragga des Chasseurs", "A donde estàn" (intro), "Sois gentil fais-lui un bisou", "Le Son du FSB", "Aquo Groovat", "Qui c'est qui veut du Reggeaton ?", "

 

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