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Les Errances Enjouées de Neus Amaëlle
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Les Errances Enjouées de Neus Amaëlle
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Les Errances Enjouées de Neus Amaëlle
  • Les fantaisies d'une petite littéraire bien entourée, en quête de sérénité dans un monde joyeusement chaotique, qui aime écrire, s'intéresse à plein de trucs & trouve que la vie, même si c'est un peu n'importe quoi, c'est drôlement chouette, quand même.
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26 février 2011

Le yoyo affectif.

Nouveau craquage :

Les super concepts pertinemment indispensables et nécessaires à votre existence sur la vie made by myself.

 

Parce que je ne peux pas m'empêcher de créer des pseudo-néologismes farfelus (voire paradoxaux) pour qualifier le monde qui m'entoure et me fascine un peu plus tous les jours. Parce que, aussi, il faut savoir qu'on appréhende les choses par le langage et que donner un nom aux choses permet d'avoir un semblant de contrôle (illusoire, certes, mais c'est un début !) sur les événements - ou bien de les identifier plus facilement... Dans tous les cas je trouve ça rassurant !

BREF.

Le premier sera donc... (parce que oui, j'adore la logique donc je commence par un truc en "Y")

 

Yoyo affectif (le) : expression désignant l'état de quelqu'un de sensible capable de passer d'un sentiment à l'autre (parfois son contraire) en très peu de temps. Cette notion est à rapprocher de l'acceptation du sujet de sa propre sensibilité, toujours changeante puisqu'en perpétuelle évolution, comme le veut l'impermanence (concept bouddhiste qui dit que tout est éphémère, et en particulier notre "moi", qui n'a pas d'essence propre mais est vu comme une succession permanente d'états différents).

Exemples d'utilisation : "P****n, j'ai encore joué au yoyo affectif hier..." ou "Tiens, et si je faisais le yoyo affectif aujourd'hui ? ça fait longtemps !". (Remarquez qu'en statut facebook, ça passe super bien aussi : "Victime du yoyo affectif...". Niveau désenchantement mystérieux, ça jette du bois !)

Le mauvais côté : le yoyo est la plupart du temps soit tout en haut, soit tout en bas ; d'où un juste milieu difficile à atteindre... (et c'est souvent très fatigant)

Le bon côté : quand le yoyo est en bas, il ne peut que remonter ! (comme l'illustre parfaitement bien la chanson des Hives ci-dessous :D) (et puis faut bien dire qu'on ne s'ennuie pas !)

 

The Hives, "Try It Again", The Black & White Album.

 

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1 octobre 2010

"Le petit théâtre de la rue" - épisode 4

La vie réelle n'est pas aussi réaliste qu'on le croit.

 

Un soir, après un repas de classe organisé par un professeur de la fac, notre petit groupe d'étudiants décida de finir la soirée dans un bar (Le Filochard), à l'ambiance vaguement glauque mais toujours animée. C'était le prof lui-même qui avait parlé de ce bar, pour plaisanter... sauf que le second degré n'avait pas été perçu par certains, de sorte qu'il se sentit obligé de nous accompagner là-bas. Comme on discutait en tas à l'extérieur, quelques énergumènes à l'hygiène douteuse (et à l'hydratation et « cigarettes » encore plus douteuses) s'approchèrent de nous. En entendant que notre prof avait fait des études de philo dans une université de Paris, l'un d'eux s'écria : "Hé ! mais moi aussi !" et les voilà partis tous les deux à discuter d'élèves, de professeurs et de recoins cachés de la fac. La situation, déjà plutôt absurde à la base (voir son prof, hyper cultivé dans tous les domaines, toujours bien sapé, au vocabulaire soigné et étudié, en train de taper la causette à un mec bourré et/ou shooté), devint de plus en plus comique lorsque les trois personnages se sont réellement octroyés une place dans notre cercle. Comme nous ne nous connaissions déjà pas très bien entre nous, une fois la conversation entre anciens terminée, s'installa un léger blanc... vite rompu par l'intervention du philosophe à l'équilibre vacillant qui jugea le moment approprié (et à juste titre) pour balancer : "Le silence est la matrice du son".

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve finalement cela assez criant (le cas de le dire, hahA !) de vérité ! S'il n'y avait pas de silence, il n'y aurait pas de bruit non plus, non ? ou alors on ferait plus la distinction entre les sons... bref, comme quoi la vérité sort de la bouche des bourrés (ou pas).

Mon fou-rire nerveux attira vraisemblablement son attention sur moi - pour être honnête, je ne me souviens plus vraiment comment je me suis retrouvée dans cette situation... - toujours est-il que le type décida de me déclamer un poème de sa composition. Pour cela, il était absolument nécessaire qu'il me prenne la main – logique xD – ce que je finis par lui céder après quelques réticences. Il se mit alors à me réciter son poème, les yeux dans le vague, totalement inspiré. C'est dommage que je ne m'en souvienne absolument pas... Mon amie la Fée qui se trouvait à côté de moi cachait très mal son fou-rire, de sorte que j'eus du mal à me retenir de mon côté. Voyant que je riais, il s'interrompit pour me demander si ça ne me plaisait pas. Je lui assurais que si, c'était très bien, mais qu'il allait un peu vite. Il décida alors de recommencer en intégralité, plus lentement – malgré mes encouragements à poursuivre. Je réussis cette fois-ci à garder mon sérieux. Il lâcha ma main et me remercia. "Vous êtes l'incarnation de la jeunesse !" me déclara-t-il avec emphase. (Oulà, pauvre jeunesse !) "La crise, vous vous en fichez, vous, hein ?" reprit-il en se penchant/titubant vers moi. "Oh ben, heu, non, quand même, c'est perturbant !" tentais-je d'argumenter. "Mais non, vous vous en fichez... !" Ayant deviné que mon poète était très probablement au chômage, et à présent un habitué du Filochard, je finis par lui dire ce qu'il voulait entendre, c'est-à-dire qu'en effet, je m'en fichais complètement.

Longtemps après cette soirée (qui remonte quand même à plus d'un an), j'ai repensé à cet homme. A chaque fois que je passais devant le bar en question, je me demandais s'il y allait encore, s'il avait remonté la pente...

Évidemment qu'à ce moment-là j'étais loin d'être la personne la plus touchée par la crise (et encore maintenant) : je suis protégée par le soutien financier de mes parents, je n'ai pas encore à affronter le terrible "monde du travail" et dans l'ensemble, ma vie d'étudiante est géniale... Je n'allais pas prétendre le contraire alors même que je passais une excellente soirée comme j'en passe très souvent. J'ai cependant trouvé marquant de voir que les gens tiennent à croire que les jeunes sont complètement insouciants. J'en suis venue à penser que les adultes aimaient à idéaliser certaines périodes de leur vie comme "le bon temps", que ce soit l'enfance ou la vie estudiantine. Moi, je n'y crois pas, à ce « bon temps ». Évidemment, à ces âges-là, on n'a pas tous les problèmes qu'on rencontre plus tard dans la vie (encore heureux, parce que si dès nos premières années on devait gérer la vie d'un adulte, merci bien), mais comment peut-on croire que les jeunes, qu'ils aient trois ou vingt ans, ne sont pas affectés par ce qu'il se passe autour d'eux ? Même les plus riches et donc les moins à plaindre (?), je suis persuadée que depuis leur prison dorée ils perçoivent énormément de leur environnement. Une perception niée pour certains, parce que c'est plus facile de se tenir éloigné de la misère de certaines personnes qu'on peut croiser dans la rue, ceux qui soulèvent de nombreuses questions dérangeantes à chacun de leurs pas. Et même si les enfants ne comprennent pas tout, ils ressentent l'atmosphère, ne serait-ce qu'à travers l'inquiétude de leurs parents, par exemple. Évidemment, c'est plus rassurant de croire que les jeunes sont libres, heureux et sans soucis ; mais quand je lis que la plupart des gens de ma génération ne croient pas en l'avenir, quand je vois tant de gens dans mon entourage abuser des soirées arrosées et/ou des drogues, quand j'entends parler d'accidents de voiture à l'issue tragique dus à des excès de vitesse, je me dis que ce n'est certainement pas dénué de rapports. Je ne dis pas que tout le monde va mal, ni que tous les jeunes sont désespérés et tentent n'importe quoi pour se sortir d'un univers qui leur convient mal, ni même que notre époque est particulièrement mauvaise par rapport à d'autres périodes de l'histoire. Je dis juste que beaucoup de liens invisibles se tissent entre les êtres et les choses, et qu'énormément nous échappent. Il me paraît aberrant de considérer les individus comme des entités autonomes qui vivent dans leur bulle (ça me rappelle la conception des « monades » de Leibniz). On ne peut pas couper un être vivant de son environnement, que ce soit une plante, un animal ou un homme ; on réagit toujours en fonction de ce qu'on perçoit, et c'est ce qui, à mon sens, fait la richesse infinie de la vie.

Je reconnais toutefois que c'est nettement plus facile, quand on voit un enfant qui joue, un couple qui s'embrasse, des étudiants qui font la fête, de se dire « quelle chance ils ont, de connaître le bonheur, de n'avoir aucun problème ! ». Ça donne de l'espoir, surtout quand on se sent accablé. Mais j'ai appris récemment que les apparences ne signifient pas grand-chose, et sont souvent trompeuses (une maxime vieille comme le monde mais qui reste toujours aussi vérifiable). Le bouddhisme dit que le véritable bonheur ne dépend pas des conditions extérieures - même si elles entrent évidemment en jeu, que ce soit pour tirer vers le bas ou pour donner un coup de pouce - pour la bonne raison que le bonheur se cultive à l'intérieur de soi. C'est à travers une sorte de sérénité bienveillante qu'il convient de regarder aux alentours. Sans toutefois prétendre à un optimisme niais qui consiste à se répéter que tout va bien dans le meilleur des mondes (car c'est loin d'être le cas). Je pense qu'on peut trouver un équilibre qui consiste à appréhender la réalité sous toutes ces facettes, les agréables comme les moins agréables tout en restant confiant. Ces idées-là me paraissent pleines de bon sens et c'est ce que j'ai décidé de croire.

Il n'y a rien de mal à regarder les gens être heureux ; au contraire, c'est génial de voir un spectacle pareil ! Et des gens heureux, il y en a plein. Seulement, quand j'entends les personnes âgées dire « Oh oui, à ton âge de toute façon, on n'a aucun problème ! », sous-entendant par-là que c'est beau de voir les jeunes vivre dans leur monde plein d'illusions, bien éloigné du monde réel, je pense que c'est plutôt eux qui n'ont pas envie de voir la vérité en face, parce que c'est plus rassurant de penser qu'en effet, les jeunes n'ont pas peur et ne se préoccupent pas de l'avenir. Mais, quand on vous tient un discours pareil, le mieux reste probablement d'acquiescer.

7 avril 2011

Critique tout à fait informelle et subjective de "We Want Sex Equality!"

Samedi dernier, je suis allée voir We Want Sex Equality, de Nigel Cole (mais non je ne marque pas le nom du réalisateur pour faire style que je le connaissais d'avant et que je ne viens pas juste de regarder comment il s'appelait...) avec trois autres amies. J'avoue, ça faisait un peu "je suis trop féministe, j'me sens trop concernée par cet inadmissible problème !" alors qu'on avait surtout envie d'aller au cinéma, en fait... J'ai passé un très bon moment d'où un petit article coup de coeur (parce que c'est toujours quand j'ai pas du tout le temps que j'ai envie d'écrire plein de trucs sur n'importe quoi).

 

Synopsis informel :

Dans la banlieue londonienne de Dagenham au printemps 68, plus d'une centaine de femmes sont employées par l'usine Ford. Toutes très différentes les unes des autres, elles s'atellent pourtant à la même tâche quotidienne : coudre les pièces permettant d'assembler les banquettes des voitures. Voyant leur statut dégradé injustement, elles se soulèvent et finissent par exiger... l'égalité des salaires entre hommes et femmes, ni plus ni moins. Pour se faire entendre, elles entrent en grève, menées par une leadeuse inexpérimentée mais très vite passionnée par son sujet, Rita (Sally Hawkins). Une première chez les femmes, ce qui ne manque pas de susciter pas mal de réactions à divers niveaux...

 

Tout un tas de bonnes raisons d'aller voir ce film :

=> ça passe dans les bons cinémas (genre Utopia), et en VO s'il vous plaît !

=> Les actrices sont hautes en couleurs (et leur accent anglais est irrésistible)

=> C'est drôle et émouvant (même que j'ai pleuré. Et ri.)

=> Il a reçu plusieurs prix au festival du film britannique de Dinard en 2010 : Meilleur film, Meilleur scénario et Prix du Public.

=> ça fait référence à un mouvement qui s'est réellement déroulé en Angleterre et qui a donné naissance à l'Equal Pay Act en 1970.

=> Parce que les idées féministes, ça fait toujours du bien par où ça passe (ET POURQUOI QU'ON SERAIT PAYEES MOINS CHER QUE LES HOMMES, HEIN ?!)

=> La fascination pour l'ambiance 60's signe et persiste (les costumes m'ont fait regretter pour la énième fois de ne pas avoir connu cette époque-là... et aussi de ne pas avoir assisté à la séance en mode néo-hippie)

=> Le parfum de gentille révolution pacifiste pour la bonne cause et dans la bonne humeur, c'est toujours agréable.

=> Regarder l'énergie des gens qui se démènent pour leurs idées et projets, ça donne envie de se bouger.

=> Finalement, les inégalités de salaire entre hommes et femmes, c'est toujours d'actualité, non ? ALORS, ON ATTEND QUOI ?!

=> Parce que, derrière l'enthousiasme on peut percevoir un petit message subliminal : depuis quand a-t-on renoncé à se battre pour ce qu'on croit juste ? et surtout : pourquoi ?

 

2 avril 2011

Du bonheur intense d'être étudiante en Lettres.

Car oui, on ne s'ennuie jamais en études littéraires, c'est bien connu !

(mais non je ne fais pas de la propagande et je ne suis pas du tout en train d'occulter tout un pan pour le moins obscur et ennuyeux des études de Lettres comme la syntaxe, la linguistique diachronique et autres joyeusetés obligatoires diverses et variées... quoique tout cela n'est que mon humble avis personnel, bien entendu, chacun trouve son bonheur là où il le veut, n'est-ce pas ?)

 

Et pour cause, même cette p****n de dissertation sur Rabelais (auteur français de la Renaissance, je précise afin de souligner l'incongruité des quelques déclarations qui suivront) qui ne m'inspirait pas du tout, ça m'a finalement permis :

 

=> d'avoir "Banana Split" - voir plus bas le clip fabuleusement kitsch et totalement indispensable à votre survie de cette merveilleuse chanson - et "Ces Soirées-là" dans la tête - AINSI QUE de découvrir le non-moins émouvant clip de cette dernière, que je n'avais encore jamais vu (honte à moi)... - et de faire profiter mes chers voisins de ces joyeuses redécouvertes par la même occasion - je sais, c'est beau le sens du partage ! surtout en période de pré-partiels :D

(Au fait, si vous voyez un lien quelconque, merci de me le signaler... non pas que ça m'empêchera de dormir, étant donné que j'ai depuis longtemps renoncé à comprendre pourquoi je me retrouve systématiquement avec des chansons absurdes en tête quand je bosse, qui remontent souvent à mon enfance, d'ailleurs, maintenant que j'y pense ("Allô, Sigmund ? Oui, c'est encore moi ! :D"). ... En tout cas, c'est bien, avec un peu de chance, quand je serai lancée dans le monde du travail, je fredonnerai "L'amour brille sous les étoiles" toute la sainte journée - ce qui, bien sûr, ne pourra que me mettre immédiatement sur le chemin d'une glorieuse promotion et me procurera un amour sans failles de la part de mes divers collègues et employeurs tout en révélant mon côté indispensable au bon fonctionnement de l'entreprise)

 

=> de découvrir plein de nouveaux mots totalement DEMENTS ; parmi eux, le paronyme, qui désigne un mot qui ressemble à un autre mot dans sa forme et sa prononciation (genre "voire"/"boire" - merci à François R. (Rabelais, quoi) pour l'exemple parlant)

 

=> de tomber sur cette phrase, hilarante et lourde de sens en ce qui me concerne, sur un forum de sciences : "En outre, une transformation isentropique est une transformation adiabatique réversible !" J'ai particulièrement aimé le point d'exclamation final, qui semble souligner la véhémence du propos, voire son caractère osé (:O !) et/ou l'engagement personnel de l'auteur dans ce qu'il avance ! Là je vous avoue que, pour le coup, ç'aurait été encore l'occasion d'apprendre plein de nouveaux mots vachement utiles - surtout dans l'hypothèse d'une apocalypse imminente - mais que j'ai pas franchement eu le courage d'ouvrir mon dico. En attendant, ça m'aura bien fait rire, et une pause décompression après toute une après-midi enfermée dans sa chambre à se râcler la tête alors qu'il fait super beau, c'est quand même pas du luxe - même si y'a aussi Facebook ouvert dans la barre des tâches.

(Oui parce que, quand même, que je vous explique ! (pour une fois qu'il y a un lien logique) j'ai jugé bon d'introduire en conclusion (en général c'est toujours le moment où je pars en vrille, d'un parce que c'est la fin et que je commence à en avoir un peu marre, et de deux parce que je trouve ça chiant de devoir reformuler en trois lignes concises tout le raisonnement qu'on s'est cassé les bonbons à developper en six pages, mit exemples détaillés et finement analysés gnagnagna), j'ai donc jugé bon d'introduire en conclusion, disais-je, le peu de notions que j'ai de la théorie du chaos afin de suggérer un intéressant parallélisme pas du tout hors sujet entre l'optimisme rabelaisien et le pessimisme du XXIe siècle, voulant signifier ainsi à travers l'approche de cette dite théorie à laquelle je ne connais globalement que dalle que, si on le voulait bien, on pouvait être optimiste en toute circonstance. (Si, si, je vous jure, j'envoie ma dissertation à qui souhaitera la lire :D))

 

=> de parler sans complexe d'excréments, de pets et de sexe et, encore mieux, d'en tirer tout un tas de significations géniales comme quoi, en fait, ça vous ouvre à un tout cosmique hyper bienveillant, et ce dans une dissertation qui compte pour 40 si ce n'est 50% de la note finale d'une UE - ce qui, quand même, est un privilège absurde que peu de gens peuvent se vanter d'avoir eu dans leur vie.

 

Enfin, tout ça pour que, après avoir passé un jour et demi sur une dissertation, on commence vraiment à péter un plomb...

(mais avec bonne humeur, hein ! surtout quand on a finiiii :D)

 

(Et dites, c'est mon pauvre cerveau marqué par les salaces images rabelaisiennes ou vous voyez vous aussi un symbole phallique d'assez mauvais goût et assez troublant, dans la mesure où cette chanson serait plutôt destinée aux enfants, dans les premières images du clip ?)

 

(Notez que le gars blanc (le seul type blanc du clip, si je ne m'abuse... coïncidence ?) du début se fait refouler à l'entrée de la boîte mais pas les pouffiasses "si bonnes à croquer" en bikini argenté et en rollers... alors que, de leur côté, les gus se contentent d'arborer des sweats larges à capuches... heureusment la chorégraphie, si sophistiquée et de si bon goût, ne peut que nous détourner de toute idée mal placée ! Ah, le merveilleux petit monde des clips rétros en couleurs...)

25 février 2011

Bad break-up

Puisque c'était la Saint Valentin y'a pas longtemps, j'ai trouvé à propos de vous proposer quatre chansons sur le thème de l'Amour... et plus particulièrement de la rupture :D

Rassurez-vous, certaines chansons ne sont pas tristes pour autant - et elles valent le détour, en toute subjectivité bien sûr !

 

"D'yer Mak'er", Led Zeppelin, Houses of the Holy.

Avouez, vous voyez pas des cocotiers se balançant gaiement dans le vent insulaire quand vous écoutez cette chanson ? Le gars parlerait pas de larmes et d'âme blessée tout en implorant sa bien-aimée de revenir, j'aurais jamais pensé qu'on y parlait de séparation !

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"Pas Assez de Toi", Mano Negra, Puta's Fever.

Le clip est sympa et puis les paroles sont vraiment exorcisantes, quand même :D


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"La rue Calumet", Merzhin, Merzhin Live.

En live c'est encore mieux *.* ça donne envie de danser !

(et avouez qu'après avoir écouté cette chanson on est quand même CONTENTS d'avoir rompu, si on se retrouve dans les paroles :D)


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"Uno", Muse, Showbiz.

(dans la série "je dis que j'en ai rien à foutre tout en cachant l'hémorragie") De la génialité musesque, comme toujours !

 

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9 août 2011

« Tout mon passé dans trois cartons... » (2)

Semi-réflexions sérieuses et surtout poussiéreuses.


En faisant le tri dans mes vieilles affaires, je me suis notamment rendue compte du contraste permanent entre ma « vie réelle » et ma « vie projetée ».* Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu beaucoup de projets et de choses que j'avais envie d'apprendre et de faire. Ce n'était donc pas une découverte en soi ; seulement j'ai réalisé que depuis quelques temps l'écart entre les deux s'était considérablement renforcé. Il faut dire que, plus je poursuis mon petit bonhomme de chemin et plus j'empile mentalement des tas de trucs cools à faire pour plus tard, au cas où je m'ennuierais - comme apprendre le suédois, me faire une tirelire en papier mâché, ce genre de gentilles lubies-là... ! Et même si je fais en sorte d'évoluer dans le bon sens – et je suis plutôt contente de ma petite progression, ma foi ! -, si j'y regarde de trop près, je suis bien forcée d'admettre qu'une bonne partie de la sympathique pile de projets est en train de virer Belle au bois dormant en attendant que je veuille bien me pencher sur leur cas... Autant dire qu'il y a de fortes chances que beaucoup ne voient jamais le jour - les princes charmants se sentant d'attaque pour croiser le fer avec un dragon et embrasser une nana couverte de toiles d'araignée, ça court pas les rues de nos jours, surtout avec les jeux vidéos qu'on fait maintenant, sinon ça se saurait.

On a beau se dire, « Oh, c'est pas grave, je pourrai toujours reprendre ça plus tard ! », avec le temps, on n'a plus les mêmes envies, ni les mêmes priorités. Par exemple, en rangeant, je suis tombée sur tout un cahier dans lequel j'avais écrit plein de trucs et astuces concernant mes jeux vidéos préférés. J'avais même écrit toute la soluce d'un des épisodes de La Légende de Zelda (vous aussi vous avez la chanson dans la tête rien qu'en lisant le nom ? :D) et je comptais bien faire de même avec tout un tas d'autres jeux que j'adorais... J'ai quand même été un peu horrifiée en pensant au temps que j'avais passé là-dessus. Idem pour des « scénarios » d'histoires Sims ou de fantasmes adolescents qui avaient la présomption de fournir la trame d'un « roman »... Et là, c'est le moment où on se dit : « Oh, mon Dieu, j'étais si jeune ! » et on a soudainement l'impression de se voir tout petit, tout fragile et innocent – même si on n'a pris que deux centimètres depuis ce temps-là.

Étant perpétuellement en lutte contre mon perfectionnisme ravageur, je me suis dit : « Oui, bon, tu n'avais que X ans. Un peu normal de faire des trucs un peu niais et d'écrire des trucs tout pourris... » Dans la suite logique, j'en viens toujours à la remontrance suivante : « Après tout, quand tu regarderas en arrière d'ici quelques années, tu te trouveras certainement bien immature en repensant à ce moment précis, en te disant qu'à l'époque, tu ne connaissais pas encore Truc et que t'avais pas encore fait ça ou ça... ». C'est vrai ça, on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve - et heureusement ! C'est un peu comme ce que Jean Rousset appelle la « myopie » dans les romans épistolaires : les lettres sont toujours encombrées de détails minutieux qui n'ont pas toujours d'importance réelle par la suite, pour la bonne raison que les personnages l'ignorent eux-même, puisque l'événement s'écrit au moment même où il est vécu. Qui n'a pas un seul exemple personnel en tête d'une brouille, d'un sentiment ou d'un espoir, qui, bien que monopolisant toute notre attention au moment où on le vivait, s'est finalement estompé de lui-même sans laisser de trace concrète dans le cours de notre existence ? J'en étais là de mes réflexions quand d'un coup, ça m'a frappé.

Je me suis demandée ce que pouvaient bien penser les artistes reconnus de leurs œuvres de jeunesse. Il doit bien y en avoir dans le tas qui méprisent certains de leurs travaux alors que l'opinion publique les considère par ailleurs comme des monuments de la littérature/du cinéma/de la musique, etc ! On a tellement tendance à sacraliser les auteurs qu'on classe très facilement un roman comme un chef d’œuvre à la qualité inattaquable... alors que certains passages sont forcément moins bien réussis que d'autres, qu'une pièce de tel dramaturge peut très bien avoir beaucoup plus de profondeur que telle autre, etc parce que, artiste ou pas, ces gens restent humains... Sans compter qu'on peut reconnaître la qualité artistique d'un travail sans pour autant sentir d'affinité particulière avec elle. J'ai imaginé Victor Hugo retomber sur son manuscrit de Notre-Dame de Paris et se dire lui aussi « Bon sang, mais qu'est-ce c'est naze ! J'étais vraiment à côté de mes pompes, à l'époque ! ». Ce qui m'a déstabilisée, mine de rien : mais alors, où est la limite ? Qu'est-ce qui fait de l'Art ? Est-ce que c'est la réception seule qui décide ? Par certains côtés, je trouve ça beau et j'aurais bien envie de m'exalter total et de clamer que, OUI !, pourquoi pas ! Si on se retrouve dans ce qui est exprimé, alors C'EST de l'ART ! ... Et puis je me dis que, dans ce cas, certains pourraient être en droit de considérer que Marc Lévy, Stephenie Meyer et Christophe Maé font de l'Art... et là tout de suite, ça me calme (et je pleure).

Encore une fois, je n'ai pas vraiment trouvé de réponse... (ce qui me rappelle les plans de dissertation basiques qui peuvent généralement se schématiser grossièrement en « Oui », « Non », « Peut-être » ou autres « Certainement pas ! », « En même temps oui, un peu », « Mais pas tout à fait non plus ».) Même sans réponse tranchée, c'est toujours intéressant de relativiser – après tout, je suppose qu'on peut toujours choisir la réponse qui nous arrange le mieux selon le moment (tant que ça vire pas à l'opportunisme)...

Il doit y avoir un temps et un lieu pour tout, comme on dit. A 15 ans, on pense qu'Avril Lavigne est une grande artiste ; à 20 on la voit davantage comme la fille qui chantait des chansons typiquement ados, et qui nous rappelle éventuellement de bons souvenirs de notre adolescence (ou mauvais - selon si vous vous placez du côté de celui qui écoute ses albums en boucle avec ravissement ou de celui qui n'en peut plus de n'entendre exclusivement que ses chansons dans la chambre d'à côté pendant des mois).

 

"Don 't Tell Me", Avril Lavigne, Under my Skin.

N'empêche que je l'aime bien, moi, Avril Lavigne :)

 

*Pour ceux que ça intéresse, j'ai lu un très bon article à ce sujet dans Sciences Humaines, recommandé par le Cube, qui suit des études de psychologie.

9 août 2011

« Tout mon passé dans trois cartons... »

 Semi-réflexions sérieuses et surtout poussiéreuses.

(Allez, un petit peu de bla-bla, ça faisait longtemps !)

En ce moment, je suis en plein tri/rangement/réinvestissement d'espace personnel/« mais bon sang comment j'ai pu accumuler autant de trucs c'est pas vrai bordel ». Déménagement et (non)préparation de séjour Erasmus à la rentrée prochaine obligent.

Ce qui est une expérience plutôt enrichissante. Si, si, je vous jure ! Et pleine de rebondissements parce que, même s'il y a des échéances à respecter, la vie continue malgré tout, avec ses gentils imprévus... Genre une visite d'urgence chez un vétérinaire spécialisé pour sauver votre tas (= cochon d'Inde, cf article précédent), toujours empêtré dans ses problèmes dentaires ; une petite blague à vous-même « tiens, mais c'est que j'ai oublié la clé de l'appartement que je devais impérativement nettoyer aujourd'hui à une petite heure et demie d'ici et que je suis stupidement coincée dehors sous la pluie ! Hohoho, la bonne blague ! » ; un voyage complètement improvisé à Paris sous prétexte que vous avez le blues ; toutes les démarches à faire pour Erasmus ET pour récupérer tous vos papiers – puisque votre porte-feuilles vous a laissé tomber pour les beaux yeux du premier pickpocket parisien venu - et j'en passe et des meilleures... (Toute ressemblance avec des faits réels restant purement fortuite, bien évidemment.)

 

Toujours est-il que, après trois ans passés dans le même appartement, ça m'a quand même fait un peu bizarre d'emballer tous mes trucs et autres bidules, et surtout de les redéballer quelques jours plus tard histoire de réactualiser la décoration de ma chambre de lycéenne.

Ce qui fait que, sur fond des groupes phares de ma jeunesse (blink-182 en tête), je me suis retroussée les manches et j'ai entrepris de faire un peu le vide dans la dite chambre de lycéenne, histoire d'accueillir le capharnaüm toulousain un peu plus confortablement... Ce qui m'a permis de retomber sur de véritables merveilles oubliées : des vieilles compil' (vous vous souvenez de la chanson du coup de boule, rapport à la fameuse finale France/Italie d'il y a quelques années ? Je l'avais complètement oubliée, mais elle est toujours aussi drôle xD), des gribouillis griffonnés pendant que j'attendais (im)patiemment que les Sims (première génération !) veulent bien se charger, des petits mots supposés drôles dans des vieux agendas customisés, des posters vestiges de ma période Orlando Bloom, des vieilles photos, des livres achetés avec enthousiasme avec un bon d'achat bien mérité et jamais lus par la suite... Et le souvenir en appelle un autre, plein d'autres, qui défilent en cascade : les fou-rires avec les copains, les amourettes, les engueulades, les profs qu'on pouvait pas s'encadrer, les cours qu'on adorait... Et c'est fou ce que ça paraît loin. Je ne suis pas du genre nostalgique, mais j'avoue qu'une session souvenirs, ça aide à remettre les choses en perspective. Mine de rien, ça m'a fait cogiter – en plus de me dégourdir un peu les jambes, à force de courir partout en portant des cartons...

(Pour plus de légèreté - vous l'avez peut-être déjà remarqué, mais je suis vraiment pas bonne pour faire court, hahaha... - je préfère séparer ces diverses réflexions pseudo-philosophiques en plusieurs articles selon la « thématique » abordée.)

 

"What's my age again?", blink-182, Enema of the State.

Ôde à l'immaturité – qui fait toujours du bien par où ça passe (surtout quand le message se fait via un clip hilarant dans lequel vos idoles d'enfance courent à poil dans la rue).

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"Mémoire", Déportivo, Parmi Eux.

Parce que c'est d'eux que je tire les bons mots du titre.

 

30 mai 2010

Le pourquoi du blog et autres informations capitales.

Récemment, je me suis posée la question : mais au fait, pourquoi est-ce que j'ai un blog ? ça a soulevé plusieurs autres questions vaguement dérangeantes du genre "en quoi c'est supposé être intéressant ce que je raconte ?" et "pourquoi est-ce que ça se distinguerait de ce qu'on peut déjà trouver sur internet ?"...

Je vous avoue, j'ai pas trouvé la réponse aux deux dernières xD EN REVANCHE, je sais à peu près répondre à la première ! Je doute cependant que tout cela soit particulièrement pertinent pour vous... Mais bon, puisque j'en suis à refaire la présentation et à écrire un tas de "préfaces" et autres "prologues", je me dis, autant jouer le jeu de l'auteure vachement concernée par tout ce qu'elle fait et mettre les choses au clair, ça fera plaisir à ma conscience !

Déjà, j'écris ici pour plusieurs raisons purement égoïstes :

D'une part, écrire - ou "créer" pour parler plus généralement - c'est un besoin vital pour moi... Un peu comme quand je n'ai aucun livre en cours de lecture posé à côté de mon lit : ça me perturbe. Mais genre vraiment, quoi, y'a un malaise. Donc, histoire d'éviter de devenir folle (ce qui me rappelle les très bons mots d'un de mes profs : "L'Art est une façon de se sauver de la folie."), je mets en forme quelques idées et/ou sentiments pour les publier ici... (Vous savez, c'est un peu comme la "pensine" dans Harry Potter, on déverse un trop plein de pensées... (je sais, c'est profond comme référence d'introduction, pour une fille qui étudie la littérature, hein ? :D)) Enfin, non pas que je considère vraiment ce que je peux bien bidouiller sur ce blog comme de l'Art à part entière, m'enfin, pour moi, ça revient à exprimer quelque chose (même si on sait pas vraiment ce que c'est ni pourquoi on ressent le besoin de le faire), ce qui est quand même un peu l'essence de la création artistique, à mon sens : ça ne se commande pas vraiment, ça vient et ça se doit d'être matérialisé, sinon ça s'agglutine et ça démange (et ça rend dingue, dans les cas extrêmes).

Le blog a de ce côté-là un côté super pratique : c'est gratuit, ça peut prendre en compte (à peu près) tous les supports et puis ça permet d'avoir une trace virtuelle et concrète à la fois de ce qu'on vit et crée, et ça, j'avoue que c'est super chouette (même si ça n'intéresse que moi, pour le coup !).

D'autre part, en publiant tout ça sur un blog, ça permet de présenter un minimum ce qu'on fait aux autres, de s'ouvrir un peu et de recueillir des avis, nécessaires pour s'améliorer - je n'ose pas souvent en demander face à face, en fait, sûrement par peur qu'on me dise que ça ne vaut rien xD (même si, comme je le disais, c'est aussi un plaisir purement personnel qui devrait se suffire à lui même)... D'autre part, j'ai beaucoup de mal à attirer l'attention sur ce que je peux écrire, dessiner ou créer parce que je me vois mal considérer ça comme intéressant pour mon entourage ou pour les autres en général sous prétexte que c'est moi qui l'ai fait. Entre nous, même si je m'éclate à faire mes petits trucs dans mon coin, il y a aussi un besoin de partager et d'avoir un minimum de retour ! ça peut stimuler et ouvrir de nouvelles pistes, ce qui est important aussi, dans le processus de création.

Exposer ça sur un blog, c'est certes paradoxal dans la mesure où le blog est le royaume de l'égocentrisme par excellence et que du coup, je m'ouvre à plein d'inconnus et pas seulement à des proches (ce qui, finalement, est peut-être plus facile...), mais on n'oblige personne à y aller ou à commenter... entrée libre, en quelque sorte. C'est toujours un peu difficile de concilier la personne qu'on est au quotidien et ses impulsions créatrices à la fois... Ce qui me rappelle la conception de Proust qui dit qu'"Un livre est le produit d'un autre moi que celui que nous manifestons dans nos habitudes, dans la société, dans nos vices." J'aurais tendance à approuver et pourtant, tout ce que je peux imaginer et ensuite (éventuellement) concrétiser fait bel et bien partie de ce que je vis au quotidien - bien heureusement, d'ailleurs ! Finalement, je dirais que dans ma conception des choses, tout se mêle et se complète, et que je trouve ça plutôt bien, comme équilibre :)

(vous comprenez mieux pourquoi mon blog est bordélique, hein ? xD)

Tout ça pour dire que, en gros, ce blog est supposé faire plaisir à tout le monde : à moi, qui peux m'étaler sans vergogne et créer mon petit monde perso où je fais ce que je veux, et à ceux qui me lisent et qui, j'espère, apprécieront ce que je peux leur "apporter" à travers mes "articles" (aussi minimes soient-ils).

15 novembre 2010

C'est dans la tête...

Quatre chansons à ne pas avoir dans la tête et à ne pas chantonner dans la rue.

(parce que ça fait un peu mauvais genre, quand même...)

 

"Bad Things", Jace Everett, Red Revelations.

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"Do You Wanna?", The Kooks, Konk.

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"Décapote", La Patère Rose, La Patère Rose.

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"La La Love You", Pixies, Doolittle. (surtout pour la partie sifflée...)

14 novembre 2010

« Le petit théâtre de la rue » - épisode 5

De l'intérêt sociologique de prendre un taxi un soir où trois spectacles différents sont proposés, la veille d'un jour férié à Toulouse.

 

Mercredi dernier, je suis allée au festival Eastpak Antidote Tour pour voir Sum 41 (groupe de ma jeunesse :D). Le concert avait lieu au Phare (autre salle de concert et autre bonne raison d'aimer Toulouse, même si ça vaut pas le Bikini). Petit problème : la salle est encore plus excentrée que le dit Bikini, dans la mesure où il n'y a même pas de ligne de métro à proximité et que le service bus sur Tournefeuille s'arrête vers 20 ou 21h. Tout ça pour dire qu'après le concert, mon amie Nanis et moi avons été obligées, comme une bonne partie du public qui n'avait pas la chance d'avoir une voiture ou des parents désireux de jouer les chauffeurs passé minuit, d'appeler un taxi. Chose on ne peut plus banale à première vue, mais qui, compte tenu de la situation, se révéla nettement plus laborieuse que prévue.

En effet, non seulement il y avait le bon bouchon post-concert habituel sur le parking, avec tous les jeunes qui cherchent leurs parents ou les parents de leurs amis ("Elle est comment leur voiture ?" "Grise."), les parents qui cherchent leurs enfants ("Ah, là, c'est eux ! Ah, non ! Mais pourquoi ils sont tous habillés pareil, bordel ?!"), et dont les voitures, une fois la petite famille réunie, bloquent allègrement le rond-point ; mais se rajoutaient en plus tous ceux qui, comme nous, appelaient les taxis et s'étaient rapprochés afin de ne pas rater leur carrosse - qui met déjà une bonne vingtaine de minutes à venir du centre - se mêlant ainsi à ceux qui guettaient toujours leurs parents (qui ne les trouvaient toujours pas et qui ne pouvaient plus avancer).

Malgré ce bordel ambiant (prévisible, du reste), la situation était encore plus compliquée qu'elle ne le paraissait. D'une, on était la veille du 11 novembre, ce qui suggère qu'une grande majorité de toulousains souhaitait donc rejoindre le centre-ville pour fêter l'armistice comme tout bon patriote qui se respecte (mais non, ce n'est pas juste un prétexte pour se saouler, j'en suis convaincue ! qu'allez-vous chercher là ?). De deux, il y avait Sum 41 au Phare, donc un certain nombre d'ados et étudiants coincés à Tournefeuille et en attente d'un transport à un bout de la ville. De trois, à l'autre bout de la ville, un autre concert se tenait au Bikini. De quatre, il y avait aussi un concert au zénith. Et tout ce petit monde mélomane était également susceptible de rejoindre les potes déjà bourrés à Saint Pierre, ce qui, le dernier métro partant à minuit, nécessitait également les services d'une compagnie.

Tout ça pour dire que réussir à avoir un taxi n'était finalement pas si facile que ça. Il fallait déjà appeler la compagnie de taxi (une épreuve en soi, quand comme Nanis et moi, on déteste passer des coups de fil de ce genre : "Allez, appelle !" "Non, j'aime pas !" "Moi non plus !" "Et pourquoi ce serait moi ?"), avoir une réponse et réussir à entamer un dialogue concis et clair par-dessus le brouhaha.

Bien sûr, étant totalement incapable de reconnaître les modèles de voiture, je n'étais pas des masses avancée quand la chauffeuse m'a précisée qu'elle conduisait une "Mercedes bleu marine". Finalement, on (ou plutôt, Nanis) a réussi à reconnaître la voiture. Nous nous sommes précipitées dessus, mais nous n'étions pas les seules : trois autres personnes (dont un couple) se sont ruées vers elle.

(Et là, je me permets de vous "apprendre la vie")

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Deux erreurs à ne pas commettre dans un cas de non-urgence similaire :

1) Ne pas hésiter et monter dans le taxi quand même, surtout si vous hésitez pour une raison débile du genre : "Vous allez à Machin ?" "Non, à Truc !" (sachant que, comme chacun sait, Truc est en fait juste à côté de Machin), tout ça parce qu'il vous semble avoir dit au téléphone que vous alliez à Truc plutôt qu'à Machin, alors que c'est sensiblement la même chose.

2) Donnez toujours votre prénom, même si la personne au téléphone ne vous le demande pas, comme ça le chauffeur posera au moins la question "Bidule ?" avant de laisser quelqu'un d'autre monter dans son taxi au lieu de ne retenir de votre appel que la vague image d'un numéro de téléphone (le cinquantième de la soirée) gribouillé à la va-vite sur la page d'un bloc-note.

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Inutile de préciser que je n'avais pas les idées suffisamment claires sur l'instant pour avoir les réactions appropriées décrites ci-dessus, ce qui s'est soldé par un échec cuisant : le taxi (notre taxi) nous a filé sous le nez en embarquant un type tout seul qui n'allait pas du tout au même endroit que nous. Vaguement dépitées, on entame alors la discute avec le couple qui avait vainement tenté l'abordage en même temps que nous. Ils avaient déjà appelé il y avait vingt minutes de cela et avaient eux aussi probablement déjà loupé leur voiture une fois. "Sauf que, maintenant, ils répondent même plus ! Déjà qu'elle avait dit une demi-heure d'attente...". Encourageant. Se rajoute alors une autre fille, qui allait à peu près dans la même direction que nous quatre. On était en train d'envisager l'hypothèse d'un ramassage collectif qui permettrait de rendre la facture plus légère quand l'un de nous hurla "TAXI !". Une voiture libre s'enfilait en effet dans le rond-point, évitant habilement la bagnole "garée" (ou pas) en plein milieu. A cinq, on se rue dessus. Déception : le type est venu pour un client en particulier et voudrait au moins faire semblant de le chercher avant de récupérer d'autres âmes égarées. Nous décidons donc de guetter son retour éventuel. Il repasse quelques minutes plus tard, toujours sans client, et finit par nous laisser entrer dans la voiture. Dans notre enthousiasme, il est obligé de nous faire remarquer qu'il n'y a que quatre places. Le couple n'est malheureusement pas assez rapide et se voit donc reléguer à l'attente une fois de plus. A la guerre comme la guerre, la politesse ne tient pas longtemps quand il s'agit d'attendre dans le froid nocturne. (je sais c'est moche.)

Une fois bien au chaud dans le taxi toutes les trois, plutôt soulagées et lâchement fières de nous, nous assistons alors à un phénomène social des plus intéressants. Le chauffeur, jeune, plutôt beau gosse et aimable, quoique légèrement blasé sur les bords (et il y a de quoi !), répond aux appels des clients, tout en étant en liaison avec le "QG" de la compagnie de taxi et aussi avec les divers chauffeurs qui la composent... et le tout est audible pour nous via haut-parleur. (Ah, oui, et il conduisait, aussi.) Autant vous dire que cette soirée fut très instructive - en plus d'être très très amusante : on avait vraiment l'impression d'assister à la première inédite d'un sketch d'un one man show particulièrement réussi. Ce serait trop long et trop compliqué de tout retranscrire, il n'empêche que certains épisodes étaient vraiment drôles et valent le détour :

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Le chauffeur : Taxi Toulouse, bonsoir.
Cliente 1 : Bonsoir, j'aurais besoin d'un taxi pour aller de *** à ***.
Le chauffeur : Vous avez un numéro où je peux vous joindre ?
Cliente 1 (dans un murmure parfaitement audible) : C'est quoi ton numéro, Thomas ?
[...]

***clic***

Le chauffeur
: Taxi Toulouse, bonsoir.
Cliente 2
: Bonsoir, je suis place Wilson, j'aurais besoin d'un taxi.
Le chauffeur
: Placez-vous devant les bandes d'arrêt, devant le Gaumont, des voitures s'arrêteront.
Cliente 2
: Devant le Gaumont ?
Le chauffeur
: C'est ça mademoiselle.
Cliente 2
: D'accord, merci beaucoup !
Le chauffeur
: Avec plaisir, bonne soirée.

***clic***


Le chauffeur
: Taxi Toulouse, bonsoir.
Client 1
: Bonsoir, j'aimerais un taxi au niveau des Arènes.
Le chauffeur
: Quelle rue, monsieur ?
Client 1
: Heu alors, je suis, je suis... 51, rue de Cugnaux, voilà !
Le chauffeur
: Je vous envoie une voiture, monsieur.
Chauffeur 1
: J'y suis dans cinq minutes.
Le chauffeur
: Dans cinq minutes.
Client 1
: Parfait !

***clic***

Le chauffeur
: Taxi Toulouse, bonsoir.
Cliente 3
: Oui bonsoir, j'ai appelé pour un taxi il y a déjà quelques minutes...
Le chauffeur
: Vous êtes où madame ?
Cliente 3
: A la station de métro de Ramonville.
Le chauffeur
: C'est vous qui avez demandé un taxi pour le Bikini ?
Cliente 3
: Oui, mais maintenant on s'est avancé jusqu'au métro.
Le chauffeur
: Vous auriez dû y rester madame, parce que le taxi est parti vous chercher au Bikini mais il ne vous a pas trouvée, du coup il est reparti.
Cliente 3
: Ah, mince...
Le chauffeur
: Ne quittez pas, je vais voir s'il nous reste une voiture disponible.
Cliente 3
: Merci...
[...]

***clic***


Le chauffeur : Taxi Toulouse, bonsoir.
Cliente 4 : Heu bonsoir, j'aurais besoin d'un taxi à Tournefeuille, au Phare, s'il vous plaît.
(Nanis : Je crois que c'est la fille du couple qu'on a cramé tout à l'heure...
Moi : Oui, on dirait... xD)
Le chauffeur : J'en pars là, d'autres voitures y seront d'ici une vingtaine de minutes.
Cliente 4 : ... OK, merci.
Le chauffeur : Avec plaisir.

***clic***

Le chauffeur : Taxi Toulouse, bonsoir.
Client 2 : Bonsoir, je voudrais un taxi. Je suis place Wilson.
Le chauffeur : Dirigez-vous vers les bandes de taxi devant le Gaumont, monsieur, des voitures s'y arrêteront.
Client 2 : OK, merci !
Le chauffeur : Avec plaisir, monsieur.


***clic***

Le chauffeur : Taxi Toulouse, bonsoir.
Client 1 : Dites donc, j'ai appelé il y a déjà quelques temps et je n'ai toujours pas eu de taxi.
Le chauffeur : Vous êtes où, monsieur ?
Client 1 : 51, rue de Cugnaux.
Chauffeur 1 : J'y suis passé monsieur, et vous n'y étiez pas.
Client 1 : Ecoutez, quand même, je sais lire ! 51 rue de Cugnaux, on est devant un magasin de chaussures, là ! On n'a vu aucune voiture passer !
Chauffeur 1 : Je viens de passer rue de Cugnaux et je peux vous assurer que vous n'y étiez pas, monsieur.
Client 1 : Mais je ne vois pas pourquoi j'appellerais d'un endroit où je ne suis pas, enfin !
Chauffeur 1 : Ecoutez, je n'ai pas que ça à faire, vous n'étiez pas là, tant pis, je passe à une autre commission.
Client 1 : Mais vous vous moquez du monde !

***clic***

Client 3 : Bonsoir, je voudrais un taxi des Argoulets au centre-ville.
Chauffeur 2 : Je peux y être dans dix minutes.
Le chauffeur : Je peux vous envoyer une voiture d'ici dix minutes.
Client 3 : D'accord, heu, pour savoir, ça ferait combien, le trajet ?
Le chauffeur : Comptez bien quarante euros.
Client 3 : Quarante euros ?! Ouah bah non alors, laissez tomber.
Type derrière le client 3 : Combien ?
Client 3 : Quarante euros !!

***clic***


Le chauffeur
: Taxi Toulouse, bonsoir.
Client 4
: Bonsoir, je voudrais un taxi pour le centre-ville, s'il vous plait.
Le chauffeur : Vous voulez aller où exactement ?
Client 4 (distrait par des gens derrière lui) : De quoi ?
Le chauffeur : Pour aller où, exactement ?
Client 4 : Bah, j'sais pas, le centre, quoi. Saint Pierre, Capitole...
Le chauffeur : Et vous êtes où ?
Client 4 : Aux Carmes. [vraiment pas loin du Capitole à pieds xD] ça ferait combien ?
Le chauffeur : Au moins quinze euros, monsieur.
Client 4 : Ah bon, laissez tomber, alors... Bonne soirée.
Le chauffeur : Bonne soirée, monsieur.

***clic***


Le chauffeur
  : Taxi Toulouse, bonsoir.
Client 1 : Toutes mes excuses, je n'étais en effet pas au 51 rue de Cugnaux, ou Avenue Lombez ou j'sais pas quoi... En vérité, je suis devant la pharmacie des Arènes, avenue ***... Dans combien de temps est-ce que vous pourrez envoyer une autre voiture... ?
[...]


***clic***

La fille qui est montée avec nous : C'est tous les soirs comme ça ?
Le chauffeur : Non, heureusement !
Moi : Je sais vraiment pas comment vous faites.
Le chauffeur : Moi non plus. *éclate de rire*



Et en plus il conduisait bien et restait poli - un véritable exploit, à certains moments.
Je suis sûre qu'on pourrait écrire une thèse là-dessus.
(N'empêche que la prochaine fois que j'appellerai un taxi, je ferais un peu plus attention à ce que je dis au téléphone xD)

 

23 octobre 2010

"The endless celebration" (poème approximatif)

Sometimes, I feel so alive


And I just don’t know how to express it


 

I would like to share

 

The god-like energy

 

I have inside

 

 

With the whole world

 


Benevolence

 

 

 

LOVE

 

 

 

Confidence

 


 

 

Power


 

As if that mere fleeting feeling

 

Could cure the entire universe

 

As if I was emanating

 

Some sacred fire through my smile.

 

 

Sometimes, I feel so alive


That I don’t know how to express it

 

Otherwise than laughing out loud



Although my secret deep desire


 

Is simply to

 

 

dance

 

 

A dance that would last

 

 

forever


 

Until it finally consumes me

 


Turning

 

                                 Around

 

                                                           Around

                                                                                                                                                                                                                                                      And around                                                                                                                            


 

Until a supernatural,

 

Transcendental fire

 

Takes me all


And burns me alive.

 

 

I don’t mind


I feel more alive


Than ever


And I continue dancing


 
 

Dancing to celebrate the simple, wonderful fact


That I am living

 


 

A paradoxical


Though magical wish,


A crazy craving


 

For exploding

 

 In a million stars

 

Like a big bang,

 

 

For bursting out with happiness

 

And spread out

 

My thirst for life

 

All around

 


And thus create

 

who knows? –

 

A better world

 

Ruled by music

 

 

Where people,


 Would be caught by the same strange frenzy


to turn

 

                                  Around

                                                               

                                                              Around

 

                                                                                      And around

                                                                                                                                      forever

 

In an endless fiery dance.

 

 


 

 

It is a shame that the only persons we meet dancing and singing in the streets are either lunatics, beggars or alcoholics;

For nothing shows better that you’re simply happy to be here, enjoying your life, than dancing, not caring about how you look, just feeling one with the music;

For nothing shows better that you’re merely happy to be here, enjoying your life, than singing at the top of your voice, for absolutely no reason, may it be a melody, a sentence or your favourite song.

 

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 (Ce "poème" m'a été "inspiré" par la chanson suivante, d'un groupe allemand pas du tout connu que j'ai découvert par bouche à oreille (ou plutôt par prêtage de CDs à prêtage de CDs - merci à ma cousine :D). La version live est bien, mais celle de l'album vaut encore plus le détour parce que les violons y sont sublimes...)

Baby Universal, "Dancing Witches", Ahoi, Dark Beauty!

 => Myspace des Baby Universal

Le nom fait un peu "mauvaise pub pour talc" (xD) comme me l'a fait remarquer un ami, mais leur album Ahoi, Dark Beauty! est vraiment bien ! Dans le genre rock alternatif à tendance un peu gothique (sans en abuser). Ils transportent dans une ambiance étrange mais séduisante...

A écouter aussi : "Black Spider", "Belle Star", "Girls & Boys", "Mother (Can you hear me)", "We the Strangers", "When the Morning Comes".

13 septembre 2010

"Le petit théâtre de la rue" - épisode 2

La vie réelle n'est pas aussi réaliste qu'on le croit.

 

On était au mois de novembre. La veille, j’avais dormi – à la râche – chez une amie, surnommée le Cube. Une soirée DVD qui s’était éternisée… ou un truc du genre. Comme on était en semaine et que la soirée pyj’ était loin d’avoir été prévue à la base, il était indispensable que je passe d’abord chez moi avant d’aller à la fac pour mon cours à huit heures et demie, histoire de ne pas me ramener avec un sac à main ridicule et minuscule dans lequel je n’aurais même pas pu faire rentrer ma trousse. Ça, en plus du retard habituel, aurait mis à mal mon image d’étudiante studieuse et appliquée (hum). Heureusement, le Cube m’accompagnait dans cette rude épreuve. C’est bien connu, à deux, on est plus fort – surtout quand il s’agit de comater.

A ce moment-là, j’avais un rhume (ou équivalent, ce qui n’arrangeait probablement guère mon teint déjà pas très frais). C’est pourquoi (détail on ne peut plus inintéressant mais néanmoins central dans cette histoire qui n’en est pas une) je toussai en sortant de la station de métro. Le hasard fit que je croisai à ce moment-là un type d’une quarantaine d’années, un peu édenté et à l’air vaguement louche qui me pointa du doigt en criant : « HEY ! LA GRIPPE AVIAIRE !!! » Il précisa alors à l’encontre du Cube : « Tu vas voir que demain, elle en sera morte ! ». Voyant que nous restions immobiles, un peu interloquées et indécises, incapables de décider à quel degré fallait-il prendre cette prédiction de sinistre augure - un rien déstabilisante de bon matin - il finit par avoir pitié de nous et nous rassura du mieux qu’il put : « Mais non, je plaisante ! De toute façon, elle est trop mignonne pour mourir ! ».

Voilà qui est bon à savoir : non seulement je suis mignonne, mais en plus, cela me confère une forme d’invulnérabilité. Tout bénéf’. Au contraire des laiderons. Non seulement ils sont moches, mais en plus ils vont crever.

Comme quoi y’a vraiment pas de justice.

9 septembre 2010

"Le petit théâtre de la rue" - épisode 1

J'adore Toulouse parce que c'est un endroit plein de vie. Et qui dit vie, dit impré-vie-sible (HahA !). A force de raconter tout le temps des rencontres inattendues, absurdes ou flippantes à mes amis, je me suis dit que j'aurais finalement de quoi tenir une « chronique »... Mais une chronique non chronologique parce que ça fait quand même deux ans que j'habite ici (déjà, mon Dieu ! Our time is running out comme qui dirait...) et donc que des mini-histoires dues au hasard total, j'en ai déjà un bon paquet en stock...

En voici donc l'épisode un (qui m'est arrivé aujourd'hui) :

 

La vie réelle n'est pas aussi réaliste qu'on le croit.

Puisqu'en ce moment, c'est période de pré-rentrée – avec tout le joyeux chaos administratif qui va avec – je suis allée à la fac cet après-midi. J'étais de bonne humeur malgré mon absence d'emploi du temps, alors j'avais le pas sautillant en descendant les marches vers le métro. C'est peut-être ça qui a attiré l'oeil d'un monsieur qui était à côté de moi dans l'escalier. Un black assez âgé, habillé en costard.

Il s'est brusquement tourné vers moi et a fait mine de m'arracher ma casquette (bleue à carreaux, dont je ne me sépare jamais, et que j'ai appelée Jenny), histoire d'engager la conversation. Conversation qu'il ne tarda pas à orienter vers les vietcongs. Paraîtrait-il que ceux-ci portaient une casquette assez similaire à la mienne, sauf que la leur était bien sûr kaki et marron. Leur tenue de militaire (mit casquette, donc) associée à leur petite taille (« ils étaient aussi petits que vous ! » précisa-t-il) était apparemment ce qui avait assuré leur victoire sur les Américains. Je demeure un peu dubitative quant à la véracité de cette information malgré tout – je vois mal les vietcongs être sponsorisés par Criminal Damage mais après tout, je n'ai pas fait la guerre...

  Tout en rentrant dans la rame, il me demanda ce que je faisais comme études. Je le lui dis et il sembla un peu choqué de me savoir à la veille de rentrer en L3. « Vous avez eu votre bac à 16 ans ou quoi ? » (la réponse est non xD). Suite à cela, il jugea approprié de me citer une réplique du Cid (comme quoi la sagesse ne dépend pas de l'âge, ou un truc du genre) et de m'interroger avec le sourire malin du professeur qui teste son élève préféré : « Et c'est de qui, ça ? ». Devant mon ignorance affichée, il éclata d'un rire si franc et communicatif que j'ai rigolé pendant tout le temps où lui-même riait en répétant : « Et vous êtes en lettres modernes ?! » « Je sais, c'est pathétique ! » ça a même fait rire la fille qui était à côté de nous et qui avait soigneusement évité son regard.

  Pour ma défense, je dirais que des vers cornéliens récités avec un accent africain à couper au couteau n'aident pas vraiment à restituer l'ensemble d'une oeuvre. D'ailleurs, il voulait frimer, mais il s'est planté, parce qu'il était persuadé que le Cid (Rodrigue) se battait avec Harpagon qui est en réalité, comme il me semblait bien, le fameux avare de Molière ! Je crois que j'ai quand même réussi à lui mettre le doute (« Vous êtes sûr que c'est Harpagon ? »)... Je l'imagine bien avoir cherché en rentrant chez lui et être agacé de ne pas pouvoir me dire qu'il s'était en effet trompé... ^^

  Je lui ai souhaité un bon après-midi avant de partir et il m'a répondu tranquillement. Je ne sais pas vraiment quel était le but de son message (surtout par rapport à la guerre du Viet-nâm), et je me suis demandée pendant un moment s'il n'était pas un peu fou, mais je crois que non. Excentrique, à la rigueur. N'empêche que si tout le monde était aussi chaleureux que lui, les gens tireraient peut-être moins la gueule dans le métro. Mais non, les gens qui vous sourient sans vous connaître, c'est pas normal. Soit ils sont cinglés, soit ils sont vicieux. En gros, ils font peur. Et si on pensait juste « bonne humeur » et « contact humain » ? Après tout, quel mal un sourire franc peut-il faire ? Comment une action aussi naturelle a-t-elle pu devenir si difficile à manifester ? Un simple éclat de rire peut changer beaucoup de choses.

 

20 décembre 2011

"Unhappily Ever After" (poème approximatif)

 

 

Don't know how all this happened.

Don't have a clue

Just did.

Just deal with it.

Acceptance

- and all of that stuff

Blimey.

 

 

 

I know what I need to do

I know what I should do

I know what I ought to do.

 

 

 

Not sure I will,

though.

Heart & Reason

classic conflict.

 

 

So sick of it

Romantic shit

Never believed

- or not for me.

That's the difference.

 

 

 

What if I did

do it?

- you should

do it -

What will be next?

 

 

No idea

No clue

Just  blur...

Familiar...

And then...

 

 

 

PAIN

Again

Wait for her

Welcome her

You wanted her

Obviously

Clearly

 

 

Old Friend

Kisses like Hell

Leaves bitter taste

And there it comes

 

 

That dance again

The death tango

With the red rose

And the thorns

Ripping your lips

Blood in your mouth

A sour taste

 

 

And that cry

Going on and on

Whirling

The eternal

Never-ending

The Wonder Why

And she laughs

The Ferocious.

 

 

Self-Pity

Your Love of Hate

Pathetic waste

Looked for it

Craved for it

Begged for it.

Once beloved

Never forgot

That's why I'm here

Permanent load

... Unless you do.

 

 

 

Won't go away

No way

She'll stay.

Lulling me

Drowning me

The black hole

(again)

The struggle

(again)

to breathe

to live

to live through

gain strength

and face it all

Alone again

when hope is dead.

 

 

 

But is it?

Dead?

Your choice your life

So don't be blind

Maybe one day

...

 

 

 

I guess I should

Then

And then...

 

 

 

Unhappily Ever After

 

 

 

Don't care.

No Love.

And even if?

He won't.

And if I don't?

He won't.

Probably will.

Already does.

As they all do.

A bit. But

Never too much.

 

 

So why?

What for?

Too powerful

And I'm just weak

In need

WEAK

Searching, seeking

… that noble quest.

Wallow in it.

That's what Love is.

 

 

 

Fear comes along

Pats your shoulder.

The icing breath

Has seized your neck

 

 

All is cold now

As death would be

Red's given up

Yellow's long gone

- Gold let alone -

 

You are alone

 

Hug of Darkness

So enjoy it

The cry for hate

All's better now

The cry of hate

 

 

 

Will it ever?

 

 

Shoot the damn horse

A blown up castle

Sand, dust in the wind

Make your teeth grind

 

 

 

Nothing feels more like home

Nothing's more comfortable

Nothing's more appealing

Than the feeling

Your own bitter end.

 

 

 

Unhappily Ever After.

 

31 octobre 2013

"Wet dreams on open waters" Erik Johansson

Pour ce texte, je me suis inspirée de la photographie de l'artiste suédois Erik Johansson insérée à la fin de l'article.

 

Mes rames s'enfoncent lentement dans l'eau claire. Ça produit un clapotis léger, un chantonnement heureux et paisible. Les vaguelettes poussent ma barque en avant, plus loin, toujours plus loin. Des gouttes prennent leur envol pour atterrir sur ma peau en un baiser humide. A la surface dansent les rondes des feuilles mortes qui s’illuminent sous l’œil du soleil. Elles me précèdent, m’annoncent que la voie est libre, que je peux avancer sans crainte, sans plus jamais redouter quoique ce soit. Le souffle du vent m'entraîne lui aussi. Il m’accompagne dans cette nouvelle voie que je me fraye.

Je garde les yeux fixés sur cet horizon que je ne peux qu’imaginer. Ça fait tellement longtemps que j'en rêve que j'ai du mal à croire que c'est vrai. Pourtant, c’est vrai : je pars. Je laisse tout derrière moi ; la souffrance, la peur, les liens qui m’enserrent et me tiennent prisonnière depuis tant d’années. Je mue comme un serpent et abandonne mon ancienne peau en chemin. Ma prison coule au fond du lac.

Je ne vise pas la rive, pas encore. D'abord il faut aller plus loin. Le bruissement de l'eau résonne dans les lueurs de l'aube. Ma rame cogne contre un oreiller, iceberg flottant qui vient s'entrechoquer avec ma trajectoire avant de s'éloigner. Je frémis. Peut-être va-t-il sonner l’alarme ? Me montrer du doigt, me juger ? De tout quitter, tout plaquer comme ça, sans prévenir personne. Mais il rebondit contre une racine et tend vers moi un coin de sa taie pour me faire signe, dauphin d’eau douce qui vient jouer le long de mon bateau de plumes. D'autres nagent autour de moi, j’entends leurs cris enjoués, leurs éclats de rire espiègles et muets résonner dans ma tête. Ils sont heureux de me voir sur la route de ce nouveau départ que je désirais tant.

Le vent de la liberté s'est enfin levé. Il est froid, grisant, s’infiltre dans mes vêtements et me fait frissonner. Un pyjama n'est pas la tenue la plus appropriée pour un long voyage. Mais ce n'était pas prémédité, je suis partie d'un coup. C’était un appel, un hèle plus fort que tout. Alors ni une ni deux, je me suis redressée dans mon lit, j'ai regardé derrière moi, à travers le mur, vers cet horizon encore dissimulé qui s'amusait à me chatouiller l'oreille de caressantes promesses. Et plus il murmurait dans le creux de mon épaule, plus je le devinais en transparence, sublime et effrayant. Un instant je me suis demandé si une inondation avait conquis le rez-de-chaussée car de l’eau s’infiltrait progressivement au premier étage, perlant goutte à goutte entre les fibres de la moquette. Je me suis contentée d'attendre. Tout était sous contrôle. J’ai décidé de faire confiance. Le mur extérieur s'est abaissé, passage secret bien camouflé, en attente d'un simple déclic pour ouvrir ses ailes immenses et me projeter en avant. Le courant eut tôt fait d’emporter l’oisillon et son nid. Tombés d'un bloc, mon lit et moi. Il s'est enfoncé dans l'eau comme un bouchon de liège et s'est mis à nager tranquillement dans cette étendue d’eau immense et calme qui avait pris possession du jardin, de la maison, du lotissement entier. On n'en voyait plus rien. Rien que le lac qui avait tout effacé, et les arbres qui se dressaient le long de ses rives infinies et m'indiquaient le chemin à suivre de la pointe de leurs branches et de leurs cimes penchées. Pas par-là, plus loin, là-bas, devant. Va plus loin.

Au début j'ai laissé faire. Allongée sur le dos j'ai observé le ciel, les nuages qui convergeaient vers ma destination, la lumière qui ruisselait à travers leurs silhouettes mouvantes et baignait l’atmosphère d’une lueur inédite. Tous les éléments se donnent rendez-vous à l’horizon que je ne quitte plus des yeux. J’ai décidé de mener ma barque. J'ai saisi les rênes de ma monture. Après tout ce départ, c'est moi qui l'ai voulu. Je prends ma vie en main. Le plaid a un peu trempé dans l'eau mais ça ne fait rien. Un nouveau monde m'attend et je n'ai plus besoin de couverture pour me protéger.

  Wet dreams on open waters, Erik Johansson.

 

30 mai 2010

Muse (ou la génialité).

Cet article est dédié à mes nombreuses amies musesques telles que TSB, Nanis et le Cube.

Puisque j'en suis à travailler sur la page d'accueil de ce formidable blog qui, décidément, commence super bien (ou pas), je me suis dit que ce serait pas mal de présenter deux de mes valeurs sures en guise de transition entre présentation/blog proprement dit.

Le premier article traitera donc de mon groupe préféré - c'est bien, dit comme ça on dirait pas du tout que j'ai 13 ans... rassurez-vous, ne suivra pas toute une ribambelle de photos de prépubères au sourire ferroviaire assortie de commentaires pertinents ponctués de "lol", "kIsS" et autres "j'te kiff".

 

Une fois, mon cousin m'avait demandé pourquoi Muse était mon groupe préféré. Sur le coup, j'étais restée assez perplexe... il faut dire que, pour moi, surtout à cette époque, leur génialité me paraissait si indéniable et si évidente qu'elle dépassait toute tentative de formulation langagière - autre que "Mais parce que c'est GENIAL !", j'entends. Après coup, j'ai quand même tenté d'élaborer une réponse un peu plus construite et j'ai trouvé plein de bonnes raisons d'aimer ce groupe - ce qui, je dois l'avouer, ne fit que me conforter dans mon opinion irraisonnée et déraisonnable de gentille fanatique vaguement extrémiste.

Outre des raisons purement personnelles qui ont fait que j'ai eu le bonheur de découvrir leur musique pile au bon moment dans ma petite vie, j'admire beaucoup le joyeux trio que forment Matthew Bellamy, Dominic Howard et Christopher Wolstenholme pour bien des choses. D'une part, ils jouent ensemble depuis longtemps et je trouve que ça s'entend dans leur musique tant on ressent une cohésion dans leur jeu. J'apprécie d'autant plus cet aspect du groupe que ça devient de plus en plus rare de voir un trio poursuivre sa carrière sans aucune séparation, aucun remplacement ou projet de carrière solo sous-jacent. Pour moi, en plus de l'amour de la musique, ça transmet aussi la valeur de l'amitié et des conséquences positives qui peuvent en découler. Tant que j'en suis encore à parler des bonhommes eux-mêmes, je dirais qu'une autre qualité pour lesquels je les admire (ou du moins les admirAIS...) c'est (c'était) la discrétion sur leur vie privée, toujours respectée. (C'est moins le cas maintenant, grâce à la glorieuse apparition de la blondasse cette chère Kate Hudson... MAIS BON, tout ceci ne nous regarde pas - comme diraient les Inconnus). J'accroche aussi énormément avec leur sens de l'humour absurde et leur remarquable capacité d'auto-dérision. Leur musique a beau emprunter une certaine grandiloquence à la musique classique (entre autres influences) et malgré leur laconisme sur scène, ils ont su rester simples. Il suffit de suivre un peu leurs errances twitter pour les voir se taper des délires incongrus. 

Mais si je les aime, c'est avant tout pour leur musique - vous remarquerez l'organisation magistrale de mon article, qui part des musiciens pour en arriver à la muisque... ! Ce que j'aime avant tout, c'est leur ecléctisme : on change d'ambiance d'un album à l'autre, les influences varient et le style évolue (incontestablement) mais on y retrouve malgré tout cette "pâte" musesque qui les caractérise. Si je devais ne recommander qu'un seul album sur les cinq, je parlerais d'Absolution, parce que j'adore l'agencement des pistes, qui s'alternent en calme/pas calme du tout - je crois d'ailleurs que le passage "Falling Away with you"/"Hysteria"/"Blackout" m'achèvera toujours - mais chaque album vaut son pesant d'or et mérite une écoute (prolongée) (en boucle) (et très fort). Dans leur musique, j'aime surtout la puissance des crescendos et les grandes envolées lyriques qui retombent d'un coup pour mieux vous faire redécoller ensuite. "Citizen Erased" est à ce niveau-là une des meilleures - et l'une des plus représentatives de leur style, à mon sens. La voix de Matthew Bellamy met très bien en valeur cette caractéristique de leur musique, d'ailleurs. Oui car, en plus d'être un chanteur (et un guitariste) (et un pianiste) (et un compositeur) génial, c'est aussi un bon parolier (je suis toujours super objective, vous remarquerez). Honnêtement, malgré ses délires conspirationnisto-galactiques, je suis arrivée à me retrouver dans quasiment tous ses textes - ou du moins à les interpréter comme je le souhaitais, ce qui me va très bien aussi. "Hoodoo" est pour moi une des plus réussies sur ce plan.

Bon, et puis, un autre aspect quand même on ne peut moins négligeable : leur génialité sur scène. En live, leur musique prend une ampleur démesurée, de sorte qu'il est parfois un peu dangereux de s'aventurer dans la fosse - la première fois, j'ai bien cru que le type à côté de moi allait m'exploser le nez tellement il s'agitait dans tous les sens (faut dire que je possède ce qu'on pourrait appeler la "taille critique" de moins d'1m60 qui fait grosso-modo arriver votre visage au niveau du coude d'un gars moyen, ce qui s'avère particulièrement périlleux lorsque le dit gars moyen est en proie à une transe musesque violente). On critique souvent leur manque de proximité avec le public, moi je trouve ça complètement superflu tant la communion musique/fans se fait sentir immédiatement. Un concert de Muse ça s'attend toujours dans l'hystérie pour que ça explose mieux dès l'entrée en scène :D. Laissez-moi vous dire que rien ne vaut un concert où vous connaissez les paroles sur le bout des doigts, où vous êtes capable de reconnaître la chanson dès les premières notes et où vous profitez de chaque instant qui passe... bref, je m'égare (vous auriez pas un mouchoir ?).

Je vous recommanderais bien toutes leurs chansons en vous disant que c'est génial mais je vais quand même tâcher de faire une sélection d'incontournables à ne pas contourner (quelle professionnelle je suis) :

Sur Showbiz :

"Sunburn"

et "Muscle Museum", "Cave", "Showbiz", "Unintended".

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Sur Origin of Symmetry :

"Plug In Baby"

et "New Born", "Bliss", "Citizen Erased", "Feeling Good".

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Sur Hullabaloo (album live et B-sides en deux CD) : "Shrinking Universe", "Map of your Head", "The Gallery" et SURTOUT

"Citizen Erased (live)".

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Sur Absolution :

"Hysteria"

et "Apocalypse Please", "Time is Running Out", "Sing for Absolution", "Blackout", "Butterflies & Hurricanes", "Ruled by Secrecy".

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Sur Black Holes & Revelations :

"Supermassive Black Hole"

(le clip est à voir absolument)

et "Starlight", "Map of the Problematique", "Soldier's Poem", "Exo-Politics" et "Knights of Cydonia".

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Sur The Resistance :

"Undisclosed Desires"

et "Uprising", "Resistance", "Unnatural Selections" et "MK Ultra".

 

Et d'autres b-sides comme "Agitated", "Dead Star", "Eternally Missed", "Fury", "House of the Rising Sun" et "The Groove".

 

27 janvier 2011

Première chronique de concert : les Klaxons !

Je me suis récemment faite "engager" par le webzine musical Mygmusique (qui publie des chroniques de concerts, d'albums et des interviews d'artistes) pour faire des compte-rendus des concerts où je me rends cette année :D

Le premier, c'était celui (génialissime) des Klaxons. DU COUP, je ne résiste pas à ma joie de retaper mon premier petit boulot ici... :D (Oh super, mon rêve de toujours, celui de devenir une rock critique célèbre et glamour invitée à tous les concerts VIP de mes groupes préférés est sur le point de devenir REALITE ! (ou presque)).

La version sur Mygmusique est dispo ici

PS : le site est sympa parce que les critiques sont accessibles et pas dans un jargon incompréhensible :) (même que j'ai appris ce que c'était la "Nu-rave" en faisant quelques recherches avant d'écrire xD)

 

 

Klaxons (+ Is Tropical) au Bikini le 18 janvier 2011



Avec seulement quatre dates en France et une seule dans le Sud-Ouest pour la tournée de leur nouvel album Surfing the Void, pas question de passer à côté du phénomène Klaxons, groupe phare de la « Nu-rave » anglaise, remarquable par son look fluo et sa musique rock électro psychédélique dont il est difficile de définir toutes les influences avec précision.

Non seulement les Klaxons à Toulouse ça ne se rate pas, mais alors les Klaxons au Bikini, encore moins ! La date n'est pas complète mais c'est un public conquis d'avance qui s'amasse avec bonne humeur devant la scène pour accueillir le quatuor londonien.

La première partie, Is Tropical, est pour moi une très bonne surprise. A première vue, je n'étais pas certaine d'apprécier leur musique ; leur style vestimentaire pour le moins... particulier, me laissait en effet assez perplexe (je n'aurais jamais pensé qu'un blouson de cuir pouvait, même dans l'imaginaire collectif, aller avec un jogging, mais après tout... !), d'autant qu'on ne voyait même pas le visage des trois musiciens, retranchés derrière leurs cheveux longs, leurs capuches, bonnets et « foulards », mais dès l'intro mes appréhensions s'envolèrent. Un batteur déchaîné, une bonne basse bien puissante et des mélodies convaincantes au clavier et à la guitare électrique pour une ambiance psychédélique qui préfigurait très bien celle des Klaxons : pile ce qu'il fallait pour se sentir bien dans l'ambiance !

L'entrée en scène des Klaxons se fait théâtrale : dans la fumée et sous la lueur bleue des projecteurs, ils prennent place sur une musique amusante par sa sonorité années 80 pour le moins décalée après Is Tropical. Autant dire que l'intro d'« Atlantis to Interzone » tranche radicalement et stimule d'emblée les foules – le premier mot que l'on peut entendre, « DJ! », balancé sur fond sonore de sirène stridente, est d'ailleurs très représentatif de ce à quoi se rapprochera l'ambiance finale : une boîte de nuit électro où tous les gens se trémoussent et rebondissent joyeusement les uns contre les autres, transcendés par de la (très) bonne musique.

Pour le coup, les Klaxons se la sont joués sobre niveau look (par rapport à la première partie, notamment), et c'est avec une classe énergique plus qu'efficace qu'ils enchaînent six titres sans reprendre leur souffle avant de s'adresser à leur public. Par les sourires satisfaits que les deux chanteurs arboraient avant même de s'aventurer sur le terrain de la redoutable grammaire française (plutôt pas mal maîtrisée concernant James Righton !), nul doute qu'ils avaient déjà senti l'engouement général et que cette première date à Toulouse s'annonçait déjà plus que bien pour eux comme pour nous.

La très appréciée « Golden Skans » fait mouche et nous redynamise pour l'avalanche de morceaux suivants avant de laisser place à la planante « Silver Forest », issue de l'EP Landmarks of Lunacy (cadeau de Noël du groupe en téléchargement gratuit sur leur site officiel). Mais c'est surtout avec « Two Receivers » que le groupe embarque son public pour une réelle transe dont l'intensité augmente avec le crescendo initial et explosera finalement avec « Magick » : difficile de ne pas se laisser aller à sauter dans tous les sens tant cette chanson a de puissance en live ! Le public se déchaîne tant et si bien que, lorsque le groupe s'interrompt brusquement, cela n'empêche pas tout le monde de continuer à sautiller sur place en hurlant le riff de guitare pour ensuite reprendre de plus belle, en totale phase avec la musique. Les gens semblent à peine fatigués, trop enthousiasmés pour songer à se ménager pendant les stimulantes « Valley of the Calm Trees » et « Cypherspeed ».

Le groupe ne tarde pas à réapparaître pour le rappel, trop heureux de pouvoir jouer deux chansons supplémentaires devant des fans aussi francs. « Echoes » réentraîne tout le monde dans une dernière chorégraphie approximative qui atteint son comble dès les premières notes annonçant la très attendue reprise de Grace « It's Not Over Yet ». Je pense que, en tant que groupe, lorsque votre public, après plus d'une heure et quart de jeu pour le moins électrique, termine en chantant en chœur ce qui pourrait être traduit en français par « non, ce n'est pas fini, pas encore » (déni évident de la fatalité que représente toute fin de concert génial), on est en droit de penser qu'on a fait du bon boulot... et le public pourrait donc être à même d'espérer une autre date au Bikini pour la tournée prochaine !

 

"South Pacific", Is Tropical

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"Atlantis to Interzone", Klaxons, Myths of the Near Future

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"Golden Skans", Klaxons, Myths of the Near Future

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"Echoes", Klaxons, Surfing the Void

3 septembre 2010

Absynthe Minded

Un groupe belge que j'ai découvert en juin et dont je n'ai rapidement plus pu me passer. Leurs textes correspondaient exactement à l'état d'esprit dans lequel j'étais cet été... d'où une alchimie immédiate, en ce qui me concerne ^^

C'est un quintette jazz-rock qui vaut vraiment le détour ! Leur dernier album Absynthe Minded est absolument génial, il multiplie les ambiances, manipule la mélancolie avec douceur sans jamais y sombrer, donne des envies de voyager et de se balader en se disant que, quand même, c'est beau, la vie - surtout quand on écoute de la bonne musique. Les textes sont d'une sensibilité touchante.

"Envoi" (l'une des plus chouettes) est beaucoup passée à la radio.

  (j'avoue, cette photo ne les met pas en valeur parce qu'ils tirent tous une sale gueule (surtout le chanteur, qui est quand même vachement mignon, à la base) mais au moins elle est naturelle (et drôle) :D)

 

Les premiers albums (quand même moins bons que le dernier, à mon sens) valent quand même le coup de s'y pencher parce qu'on y trouve plusieurs titres vraiment sympas ! Le problème c'est qu'on ne les trouve pas facilement...

Une petite sélection de mes chansons préférées :

"Envoi", Absynthe Minded, Absynthe Minded.

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"Papillon", Absynthe Minded, Absynthe Minded.

(ma préférée :D - celle à laquelle je fais allusion dans le truc écrit qui précède cet article - et que je classerais facilement dans les premières sur la liste des "chansons les plus mignonnes du monde")

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"My Heroics, Part I", Absynthe Minded, Absynthe Minded [bonus track].

A écouter aussi absolument sur le même album : "If you don't go, I don't go" (à l'intro jazzy irrésistible), "Heaven Knows", "Dead on my Feet", "Paramount", "Multiple Choice" et "Moodswing Baby".

 

Parmi les autres perles :

"I Wanna Forget", Absynthe Minded, There is Nothing.

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"Substitute", Absynthe Minded, There is Nothing.

17 décembre 2012

Ôde à la vaisselle.

Extrait de

                                                                        

Chroniques de l'hypocrisie ordinaire

et autres exercices d'auto-persuasion mentale.

 

 

J'adore faire la vaisselle. Je l'avoue.

C'est devenu un véritable hobby, une passion. Je n'ai jamais besoin de me motiver pour la faire. C'est un plaisir aussi sain que simple. C'est sur cette simplicité immédiate que s'est fondée notre relation. C'est cette vertu qui en fait sa solidité. Elle m'appelle, je viens. Pas d'histoires. Elle sait être patiente quand cela est nécessaire. Elle sait que, malheureusement, d'autres tâches réclament mon attention et que je ne peux lui accorder tout mon temps libre.* En ces circonstances, l'honnêteté est de rigueur, toujours. Comme tout un chacun, elle ne peut endurer que l'endurable et elle a droit au respect. Son attente reste cependant de courte durée car le lien qui nous unit est tel que je cours la retrouver comme on irait retrouver un amant particulièrement doué. Elle est là, elle m'attend, nous nous étreignons et chaque embrassade est un délice voluptueux. Ce n'est pas une obligation, non, mais un échange, un désir partagé. Elle me complète. Elle m'est vitale. J'en ai besoin. D'un besoin quasi alimentaire.

 

 

J'adore faire la vaisselle. Je l'affirme.

Elle est méditation, elle est communion dans l'instant, elle est rencontre. Elle est moment d'instruction et de fusion avec l'univers. Elle me permet d'écouter, de régénérer mon énergie, d'adoucir mon tempérament et de propager l'amour. De volcan je deviens fleuve paisible et désaltérant, source cristalline dans laquelle les êtres aimés peuvent tremper leurs lèvres dans la flaque de ma bonté la plus profonde. Le dos visqueux de l'éponge disloquée grattant sur le résidu collé, le contact de ma peau avec l'eau sombre, le savon qui picote les coupures fraîches et ravive les blessures plus anciennes pour mieux les cicatriser, les rides qui se creusent autour de mes ongles amollis, les couverts qui s'alignent sur les stries de la plage inoxydable, les assiettes encore frémissantes d'écume qui, parfois, dégringolent en cascade, entraînant dans leur chute la tasse imprudente pour un ultime plongeon au fond du bac originel, le même d'où, encore souillées, elles venaient d'être extraites. Même le saladier de verre s'écrasant sur le lino telle la porcelaine du vase chinois se brisant sur la coquille du monstre de pierre ne saurait rompre la paix mentale qui m'habite toute entière. Tout au mieux laisserais-je un sourire stoïque, marque de sagesse humble, flotter sur mes lèvres avant que je ne m'empare de la pelle et de sa balayette.

 

 

J'adore faire la vaisselle. Je l'assume.

C'en est presque devenu une addiction que de mouiller mes mains dans cette eau délicieusement bigarrée, saupoudrée de débris organiques et autres minéraux cristallins à laquelle se mêle le scintillement mousseux de l'acide citronné. Surgit parfois à la surface un animal inattendu, un alevin mignonnet et gluant qui vous frôle affectueusement de la nageoire avant de se fondre dans l'étourdissant tourbillon de bulles du siphon décongestionné. J'aime me laisser surprendre par l'état naturel des choses et sais m'émerveiller des miracles de la vie. C'est pourquoi je suis toujours fascinée lorsque, quand par mégarde une poêle utilisée pour la dernière fois il y a fort longtemps échappe à ma vigilance, je la retrouve couverte d'un mucus épais aux odeurs forestières. La vie est partout, elle s'infiltre, elle n'est que beauté et lumière, et ce, qu'importe la noirceur de la moisissure que l'on contemple ! Ah ! comme je plains les pauvres âmes qui n'ont pas le luxe de s'offrir pareilles extases ! Car tant de mortels font l'erreur de déléguer la tâche à un autre qui en reçoit salaire ! Que ne manquent pas ces pécheurs mon Dieu, en négligeant telle offrande ! Toi-même qui as tendu ce cadeau aux Hommes, Vois comme ils T'en remercient ! Mais cela n'est pas malice, non, pareil comportement n'est rien d'autre qu'une marque supplémentaire de leur triste ignorance. Comme je les plains, ces miséreux qui ne connaissent ce bonheur ! Comme je les plains, ceux qui ne lavent plus leur vaisselle à la main pour confier la divine besogne à – oserais-je le dire – une machine ! Ceux-là se privent du goût, de la saveur et de la mucosité même de la vie.

 

 

"Hier, j'ai eu tellement la flemme de faire la pile de vaisselle vestige de tous mes repas de la semaine que j'ai commandé une pizza que j'ai mangée à même le carton d'emballage."

 

 

  

(Note de l'éditeur : Faisons ici état que, la vaisselle étant une activité ponctuelle, autrement dit une activité présentant un début et une fin, autrement dit une action que l'on peut accomplir dans son entier avec pour dénouement un résultat visible, autrement dit qui s'oppose aux actions sans but précis assigné (exemple : « il marchait ») et qui pourraient aussi bien ne trouver ni début ni fin, condamnant ainsi le pauvre bougre (admettons que le « il » recouvre ici un bougre – quoiqu'il aurait aussi bien pu renvoyer à quelque bonhomme ou qu'en sais-je, à un diplodocus nain – encore que la dernière occurrence serait pour le moins surprenante voire incongrue), il est relativement peu logique, disais-je, que de s'imaginer accorder tout son temps libre à l'action de faire la vaisselle puisque celle-ci, étant ponctuelle comme je le définissais précédemment, s'achève à partir de l'instant t où la pile de vaisselle anciennement sale s'égoutte sagement sur l'objet qui tire son nom du verbe pré-cité, à savoir l'égouttoir, en attendant d'être sollicitée à nouveau. Cela à moins que notre auteure ne se soit tellement énamourachée de ce passe-temps insolite et – n'ayons pas peur des mots – étrange (du latin extraneus, ce qualificatif désignant, évidemment, l'étranger, autrement dit ce qui nous est étranger, ce qui est étranger à la nation mère, fondatrice de notre cadre référentiel), à moins, disais-je, que l'énamourachement de notre amie pour son hobby, pour réutiliser ce terme emprunté chez nos voisins anglo-saxons (cet article n'étant sans doute pas le lieu approprié pour soulever quelconque débat quant à la place à accorder aux vocables acquis par contact entre communautés linguistiques distinctes, je me contenterais d'en faire simplement mention entre parenthèses), que le namourachètement de notre bien-aimée camarade ici présente ne soit conclusivement si fort qu'elle en soit poussée à relaver (le suffixe re impliquant le renouvellement de l'action – mais cela vous l'aviez sans doute déjà compris) les ustensiles, assiettes, couverts et plats (que le substantif même de vaisselle sous-entend) déjà propres afin de faire durer son bon plaisir. Quitte à salir volontairement quelques pèle-patates entre le rinçage de deux tournevis.)

16 avril 2011

La Philosophie de vie avec un grand P

 Ce merveilleux article est dédicacé à mon Cube préféré

 

Vous aussi vous aimeriez, à l'image de certains héros de film, avoir une bonne réplique saisissante à proclamer à chaque occasion ? Quelque chose qui, en toute circonstance, balayerez vos doutes, vous donnerait un recul monstre, vous aiderait à trouver la réponse adéquate à vos problèmes et vous remettrait dans le droit chemin ? Une sorte de "Hakuna Matata" personnel et original ? Ressentez-vous ce manque cruel dans votre vie ?


NE CHERCHEZ PLUS !


Et écoutez donc la singulière narration suivante...

 

Tout commença en Septembre 2009, dans une lande lointaine et pluvieuse... la Grande-Bretagne. A Oxford plus précisément, vaste village étudiant aux universités innombrables.

Imaginez... dans une demeure étudiante, une de celles qu'on partage avec 5 ou 6 amis minimum... une petite assemblée étudiante et cosmopolite, occupée à boire du Pim's et du cidre pour heu... rien. Des anglais pour la plupart, une américaine et deux françaises...

A présent, focalisons-nous sur les deux françaises... Elles sont sages, de véritables madones (hum) et n'abusent pas de la boisson (surtout parce que, en un seul verre, elles arrivent à être saoules, alors du coup elles évitent, surtout en pays étranger, de se mettre dans un état pathétique (et puis bon, mine de rien, elles ont pas embarqué tant de fringues de rechange que ça pour les quelques jours qu'elles viennent passer chez une amie anglaise, alors autant ne pas courir le risque de sentir le vomi à l'aéroport)) et ne comprennent pas tout ce qui se passe autour d'elles parce que les anglais n'ont pas forcément un accent facile (et encore moins quand ils ont bu)...

Maintenant... imaginez, à côté d'elles... un mystérieux inconnu (plus précisément un étudiant de York ramené par un ami anglais de leur amie anglaise ; le dit "ami" ayant bazardé le voyageur du grand Nord (car, pour des françaises du Sud-Ouest, une ville de Grande-Bretagne, c'est forcément le Nord) à ses amis pour aller à une fête sans lui). Le séduisant étranger, peut-être dans l'optique de rompre la glace aliénante de sa timidité maladive, but plus que de raison et se retrouva être le plus mal en point de la communauté. Faisant la conversation aux françaises (malencontreusement) assises à côté de lui, il s'apprêtait à resservir l'une d'elle en cidre lorsque celle-ci, pour les raisons énumérées ci-dessus, détourna poliment l'invitation.

C'est alors que la Phrase se manifesta :

"Et pouwquoi pas?!"

s'indigna le britannique.

La puissance manifeste de la supériorité linguistique du Verbe s'imposa d'elle-même, de sorte que, ne trouvant rien à répliquer, la française, non sans admiration devant cette argumentation sans faille, se laissa convaincre sans plus rechigner et laissa le Messager remplir à nouveau son verre.


Depuis, la Phrase ne cesse de m'interpeller...

Toute une Philosophie de vie, en condensé.

Quelle efficacité !

c'est Beau.


(inutile de vous préciser que je n'ai jamais revu ce type (et que l'image que je garde de lui reste principalement malgré tout celle où il finit, malheureusement, par cracher dans la cour après avoir renversé du cidre partout) mais il aura eu un de ces IMPACTS sur ma vie quotidienne !)

 

Ce qui me laisse à penser... Dieu aurait-il un accent anglais ?

 

Si vous trouvez une petite chansonnette, à l'exemple de l'admirable vidéo ci-dessous, à construire autour de notre Philosophie de vie, je vous serai gré de me la transmettre ; cela pourrait bien intéresser nos fidèles.

 

2 novembre 2010

Baden Baden

J'ai eu un énorme coup de coeur pour ce groupe parisien tout neuf, composé de quatre membres, qui a sorti le 1e novembre son EP 78, et actuellement en tournée.

Je les ai découverts par un hasard total en écoutant France Inter - moi qui n'écoute quasiment jamais la radio - et je suis immédiatement tombée amoureuse du style, qui me rappelle un peu AaRON, sans être aussi grandiloquent (mais non je me la joue pas du tout critique musicale qui case des mots littéraires qui n'ont rien à foutre là !). Ils alternent les titres en anglais et en français avec la même efficacité !

Tout ça pour dire que je connais que depuis deux semaines, à tout casser, et que leurs chansons (pas assez nombreuses à mon goût !) tournent en boucle chez moi.
A découvrir de toute urgence, donc !

 

"Anyone", Baden Baden, 78.


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"The Book", Baden Baden, 78.

(très joli clip, d'ailleurs)

 

Mes préférées sont "Anyone", "The Book", "Tout va bien" (déprimés s'abstenir xD), "Rayray" et surtout "Surprise" (les deux dernières sont dispos sur Spotify).

 

=> Leur site officiel
=> Leur Myspace
=> 78 sur Deezer
=> The Book sur Spotify
=> Anyone sur Spotify

 

(En plus, le groupe est très sympa et répond très spontanément aux messages hystériques que vous pouvez laisser sur leur page facebook :D. Non pas que j'en ai fait l'expérience personnellement, bien sûr... ^^")

27 août 2012

Erasmus : le bordel pré-départ et autres démarches.

Maintenant que je suis rentrée d'Angleterre, que j'ai terminé mon carnet de voyage et que je n'ai pas envie de me mettre à travailler pour ma rentrée j'ai un peu de temps libre, j'ai envie de remettre un peu de vie sur ce blog en écrivant tous les articles que j'avais envie d'écrire pendant que je vivais mon Erasmus. Tant qu'à faire, j'aimerais aussi que mon expérience serve de témoignage à ceux qui aimeraient se lancer dans l'aventure à leur tour et que ceux qui en reviennent puissent s'amuser à se reconnaître dans ce que je vais décrire.

Je vais donc essayer de commencer par le commencement en précisant d'abord le fonctionnement de l'échange et toutes les démarches administratives et autres joyeusetés par lesquelles vous allez devoir passer afin de préparer votre départ en toute sérénité (ou pas, parce qu'un départ, c'est très rarement serein, de toute façon, surtout si ça implique un déménagement à l'étranger).

 

Erasmus, concrètement, c'est quoi ?

C'est un échange entre deux universités européennes qui permet à un étudiant d'aller valider une partie de son cursus universitaire dans un autre pays. Classiquement, les étudiants partent pour six ou neuf mois dans le cadre de leur troisième année de licence (L3) ou leur première année de master (M1) – ça dépend des universités cela dit, les départs en L2 ou en M2 sont aussi possibles selon les cas. Sachez que vous n'avez évidemment pas besoin de passer par Erasmus pour aller étudier à l'étranger mais que ça facilite quand même énormément les choses – surtout si vous ne voulez pas effectuer l'intégralité de vos études à l'étranger – car vous restez inscrit dans votre université : pas d'éventuel problème d'équivalence, les cours que vous validez dans votre université d'accueil rentreront dans le cadre de vos études françaises. Pas de frais d'inscription plus élevés que ceux que vous payez d'habitude non plus (ce qui est un plus quand on veut partir étudier en Angleterre, par exemple... !). Évidemment, Erasmus c'est tout de suite plus intéressant pour vous si vous êtes étudiant en langues vivantes pour le côté « immersion linguistique et culturelle » mais ces échanges ne sont bien heureusement pas réservés aux linguistes.

En ce qui me concerne – histoire que vous compreniez bien que, forcément, certaines choses se passent différemment selon la durée ou la destination de l'expérience – je suis donc partie neuf mois au Royaume-Uni, dans le Sud de l'Angleterre, à Reading, où j'ai validé ma troisième année de licence LLCE Anglais – que j'ai commencée à l'université du Mirail, à Toulouse.

 

En général, pour un départ à la rentrée de septembre on commence à préparer son dossier après les premières réunions d'information, qui ont lieu vers mi-février (enfin, c'est du moins comme ça que ça se passe dans ma fac qui n'est peut-être pas LE modèle de l'organisation, loin de là). On peut bien sûr commencer à se renseigner plus tôt en cherchant des infos sur le site internet de sa fac (la section des Relations Internationales, par exemple). Vous pourrez déjà y trouver des infos, et notamment la liste des destinations possibles – c'est-à-dire la liste des universités avec lesquelles l'accord a été signé – qui varient selon la discipline que vous étudiez. Rien ne vous empêche non plus de prendre contact avec le/la/les coordinateur/coordinatrice/s avant les premières réunions si jamais vous avez des questions particulières – moi par exemple j'ai voulu m'assurer que c'était compatible avec le fait de valider un double diplôme. A savoir que vous renseigner sur les conditions de départ en Erasmus avant même que ne soient prévues les premières réunions peut constituer un plus pour votre dossier dans la mesure où ça montre que vous êtes bien motivé...

 

Les réunions.

Il y a une réunion pour chaque département qui participe à l'échange (ou en théorie, du moins...). Non seulement ces réunions vous permettent de rencontrer les coordinateurs qui seront en charge de votre dossier mais on vous y donnera aussi toutes les informations concernant l'échange en général ainsi que des précisions sur chaque destination proposée. Il est d'autant plus important d'y assister qu'on vous y donne aussi la liste des pièces à fournir pour le dossier de candidature ainsi que les premières pièces du dossier en question.

Sont aussi souvent organisées des réunions avec d'anciens Erasmus qui vous feront part de leur expérience, de leur ressenti et à qui vous pouvez poser des questions et demander des conseils. Vous pouvez aussi vous adresser à l'association étudiante Erasmus de votre université – ceux qui organisent des activités et des rencontres avec les étudiants étrangers – la plupart du temps il s'agit d'élèves qui sont eux-mêmes partis à l'étranger ou qui ont du moins l'habitude des démarches à entreprendre pour partir. Pour toute question concernant les bourses, il vaut mieux s'adresser directement aux Relations Internationales une fois que votre dossier aura été accepté.

 

Le dossier.

Pour autant que je sache, la motivation compte nettement plus que les résultats. Ne faites pas l'erreur de déclarer forfait avant même d'avoir tenté votre chance ! Il arrive parfois que certains partenariats ne soient pas honorés par manque d'étudiants volontaires pour partir... alors n'hésitez pas à candidater, même si vous pensez que vous n'êtes « pas assez bons » pour être choisis !

La première étape avant de vous lancer dans la composition du dossier, c'est de choisir les universités pour lesquelles vous allez postuler.  Pour mon cas, j'avais dû sélectionner deux villes (classées par ordre de préférence) sur les neuf ou dix proposées. Le nombre de places par destination dépend de l'accord – ça peut aussi bien être une place comme une dizaine, selon les universités.

Si mes souvenirs sont exacts, les documents les plus importants à fournir pour le dossier sont la lettre de motivation d'une part et le contrat d'études provisoire d'autre part. Pour la lettre de motivation, le secret, c'est d'être vraiment motivé. Si vous partez dans le cadre de vos études de langues, on vous demandera peut-être d'écrire dans la langue du pays en question – le but étant de voir votre niveau par la même occasion. Je ne pense pas qu'il y ait de format type, il suffit de dire ce qui vous pousse à partir, ce que vous espérez retirer d'une telle expérience, ce qui vous attire en particulier dans la ville ou l'université que vous avez choisie – glissez au passage quelques infos que vous avez récupérées vous-même, ça fera bien de voir que vous vous êtes renseigné ! Si vous pouvez contacter des étudiants qui connaissent les villes qui vous intéressent, ça peut vous aider à faire votre choix – et s'ils sont comme moi, ils seront ravis de répondre à vos questions et chercheront à vous convaincre qu'Erasmus est la meilleure expérience au monde et que la ville où ils sont allés est la meilleure destination possible :).

Pour le contrat d'études provisoire, ça se complique un peu... D'abord, il faut savoir que le contrat d'étude provisoire, c'est les cours que vous choisissez dans le catalogue des cours ouverts aux Erasmus dans l'université qui vous accueillera l'année prochaine. N'oubliez pas qu'il ne s'agit que d'une ébauche et qu'il y a de fortes chances pour que vous ayez beaucoup de changements à faire une fois sur place, ou même avant votre départ. Ne vous prenez donc pas la tête outre mesure si vous hésitez entre plusieurs cours... En revanche, il est important de ne pas le bâcler non plus : on essaye de tester votre motivation et votre débrouillardise en voyant si vous êtes capables de chercher et de trouver les informations par vous-même. Histoire de voir si vous serez capables de vous débrouiller tout seul et de mener à bien votre inscription une fois largué dans le pays d'accueil. Vous vous dites sans doute qu'une fois que vous avez trouvé où les informations se trouvaient sur le site internet de l'université, le reste ne sera qu'une formalité... Et bien pas tant que ça. Parce qu'il faut garder à l'esprit plusieurs choses : puisque vous partez étudier ailleurs mais que vous êtes toujours inscrit dans votre université, il faut faire attention à choisir des cours qui correspondent (plus ou moins) aux cours que vous auriez suivis si vous étiez resté sur place. Exemple, si vous partez pour votre troisième année d'Anglais et que les cours de L3 dans votre université « d'envoi » (la vôtre, quoi) comportent des cours de traduction, d'histoire et de littérature, il faudrait essayer de trouver des cours de traduction, d'histoire et de littérature dans votre université d'accueil. Ça rend les choix plus complexes, mais comme les programmes de votre université d'accueil seront forcément différents de ceux qui sont proposés dans votre université, on ne vous prendra pas trop la tête avec les équivalences non plus... L'autre détail à prendre en compte, c'est le nombre de crédits (les fameux crédits européens ECTS) qu'on vous accorde pour chaque unité d'enseignement (UE) validée. A savoir qu'il est important de vérifier si les crédits que vous choisissez sont bien exprimés en ECTS – par exemple, à l'université de Reading, 10 crédits anglais équivalaient à 5 ECTS... d'où de possibles erreurs de calculs ! Car on vous demandera de choisir vos cours en respectant la limite – qui est de 60 ECTS pour les neuf mois de L3 – on demandera moins aussi bien pour les étudiants de niveau Master que pour ceux qui ne partent que pour six mois. De plus, si vous êtes capable de justifier vos choix auprès du coordinateur, ça passera encore mieux – par exemple, moi qui m'orientais davantage vers un master littérature, j'ai pris plus de cours de littérature que de cours d'histoire.

A joindre également au dossier, d'autres papiers plus bateaux – du genre copie de la carte étudiante, etc.

Sachez aussi qu'en fonction du nombre de personnes qui ont postulé pour la même ville que vous, vous êtes susceptibles de vous voir attribuer une autre destination moins « populaire » afin de répartir toutes les candidatures et d'honorer tous les partenariats.

 

Félicitations, vous êtes sélectionné !

Une fois que vous avez reçu votre réponse, vous aurez d'autres réunions – parfois avec les autres personnes qui ont été sélectionnées pour la même ville que vous (et avec qui il est sympa d'échanger ses coordonnées, histoire d'avoir quelqu'un avec qui échanger par rapport aux nouveaux papiers à recevoir, remplir, faire signer et renvoyer – un très bon moyen d'apprendre à connaître ceux que vous serez amenés à recroiser sur place, aussi... !). Parmi les nouvelles formalités, vous aurez à modifier votre contrat d'études en fonction des cours dans lesquels vous aurez été acceptés ou non. Ce contrat devra ensuite être signé dans votre université d'accueil, puis renvoyé à votre université pour être validé. Vous ne pourrez "en finir" avec ce papier qu'une fois que vous aurez vérifié qu'aucun cours ne se chevauche dans votre emploi du temps, donc inutile d'essayer de tout régler avant d'être arrivé à destination. Il vous faudra aussi signer et renvoyer divers papiers (qui se répètent un peu les uns les autres, d'ailleurs) comme quoi vous acceptez officiellement votre place. Vous devrez finaliser votre inscription dans l'université d'accueil via internet – c'est parfois dès ce moment-là qu'on peut postuler pour un logement universitaire, en fonction de l'organisation propre à l'université que vous avez choisie. Vous pourrez aussi demander plusieurs aides financières – je vous avouerai que je ne m'y connais pas beaucoup dans ce domaine car je n'avais demandé que la bourse Erasmus, qui est offerte à tous les étudiants qui partent à l'étranger, boursiers ou non. (C'est d'ailleurs la plus facile à obtenir car il suffit de cocher une case sur un papier et de fournir un RIB aux RI, haha...)

Parmi les dernières formalités, il faut bien sûr penser à son assurance maladie – les sécurités sociales étudiantes vous feront un topo à ce sujet vers la fin de l'année – afin d'être couvert, même à l'étranger. Il sera en effet avantageux pour vous d'être pris en charge par la sécurité sociale française par rapport à celle de l'autre pays (déjà parce que ce serait sans doute plus difficile à comprendre niveau organisation, déjà que la française n'est pas toujours un cadeau de ce côté-là, imaginez essayer de déchiffrer celle d'autres pays dans une autre langue... !). Attention aux petites lignes des contrats, donc...

N'oubliez pas de vous inscrire à votre fac, aussi ! La procédure ne changera pas par rapport à d'habitude, vous aurez même à choisir et à vous "inscrire" à des cours que vous ne suivrez pas, au final...

Je ne détaille pas davantage ces étapes-là car on vous remettra de toute façon un dossier récapitulatif vous expliquant toutes les dernières démarches à effectuer avant votre départ.

Une fois toute cette paperasse réglée, il ne vous restera plus qu'à réserver votre billet d'avion... !

 

Et afin d'avoir un petit aperçu de votre année à venir, vous pouvez regarder cette vidéo (très réussie et très parlante) d'un ancien Erasmus italien au Royaume-Uni :

 

"Sorry, I'm Erasmus!" by Giuseppe Turchiaro.

 (pour un avant-goût de cette AVENTURE extraordinaire !)

 

30 mai 2010

Construction du "mythe personnel" de l'AUTEURE.

Bonjour, il est 5h18 du matin. L'heure d'écrire un article sur son blog, en clair !

Bon, pour être honnête, je m'étais "imposée" l'écriture de cet article en me disant que, quand même, une mini-présentation de moi-même ce serait pas non plus complètement déplacé dans la mesure où, si on vient lire ce que je raconte, c'est quand même qu'on est un minimum intéressé par qui je suis... Après tout, dans la "vraie vie" (irl, comme diraient nos amis geeks), ce serait même considéré comme une marque de politesse, que de se présenter avant de commencer à déballer plein de trucs. SAUF QUE, voilà, comme j'ai un fâcheux penchant pour les grandes (pseudo) questions métaphysiques, que je suis (plus ou moins) toujours engagée dans une grande quête identitaire et que je cherche constamment à (tout) améliorer, la question "qui suis-je ?" prend immédiatement chez moi une ampleur démesurée - ce qui explique que j'ai préféré tourner en rond autour de cet article pendant un moment plutôt que de l'écrire une bonne fois pour toutes.

Il faut dire que je ne savais pas trop comment aborder le "problème". Je n'ai pas envie de déballer une pseudo-biographie parce que ça n'aurait aucun intérêt pour quiconque (même pas pour moi, c'est dire...) et que ce serait proprement ridicule (vous savez, un peu comme pour celles de Justin Bieber ou de Robert Pattinson !). Je n'ai pas plus envie de dresser une liste de toutes mes pseudo-qualités et défauts dans le vague espoir de donner un portrait de moi-même qui resterait de toute façon purement subjectif et a de fortes chances de ne pas coller avec la vision que quelqu'un d'autre pourrait avoir de moi. (En plus, ce n'est pas parce que je me dirais comme ci ou comme ça que je le serais pour autant - je ne connais personne qui déciderait d'écrire sur la première page de son blog "bonjour, je suis un gros con" et pourtant, Dieu sait qu'on a souvent employé ce qualificatif pour décrire nos prochains (ne serait-ce qu'au volant d'une voiture... ^^) !) Il me restait une autre option, celle de recopier un portrait chinois ou bien tout un assortiment de questions stupides du genre "tu es plutôt boxer ou culotte ?" et d'y répondre avec un maximum d'originalité histoire de paraître intéressante... sauf que ce genre de questionnaires a le don de me courir très vite sur le système. Genre tout le monde serait ravi d'apprendre quelle est ma marque de dentifrice préférée (je viens d'ailleurs de me rendre compte que je ne la connaissais pas moi-même) et déduirait de cette information primordiale tout un tas de conclusions pertinentes sur ma personnalité ("Ah ! l'eucalyptus ! Elle doit être douce comme un koala !"). Il y avait aussi la solution de recopier plus ou moins ce que j'ai pu inscrire en guise d'informations personnelles sur mon profil Facebook... sauf que la plupart des trucs que j'ai pu y marquer résultent de délires personnels (et par "personnels" j'entends : "que je me tape avec moi-même et qui sont de ce fait assez difficiles à suivre pour autrui") et que je n'ai pas forcément envie de retaper sur mon blog.

Bref, vous l'aurez compris, à l'ère d'internet - je vous avouerais d'ailleurs avoir été assez perturbée par la lecture de Facebook m'a tuer... - il est très facile de se créer un "mythe personnel" et de s'inventer une identité qui restera purement virtuelle et je n'ai pas envie de tomber dans le piège (ici, tout du moins xD)... D'autant que, après réflexion, je me suis rendue compte que ça ne servait pas à grand-chose, pour la bonne raison que ce blog en lui-même donne une vision bien plus juste que n'importe quelle description que je pourrais bien taper, dans la mesure où mes divers états d'esprits, états d'âme et traits de caractère y ressortiront d'eux-mêmes.

"Tout ce bla-bla pour en arriver à ça ?!" me direz-vous. Je vous répondrai que oui... mais non. Parce que j'ai quand même décidé de me présenter un peu. C'est pourquoi, après être partie très très loin dans mes équations existentielles, je me suis soudain rappelée qu'en fait, pour honorer le but premier de cet article, il me suffisait de dire les trucs tout cons qu'on dit toujours quand on commence à parler avec quelqu'un. Le fameux "comment-tu-t'appelles-qu'est-ce-que-tu-fais-dans-la-vie".

 

Donc voilà, j'y suis enfin :

Je m'appelle Emmanuelle, j'ai 21 ans depuis un jour (autant vous dire que je commence ma vingt-et-unième année très fort, vu qu'il est maintenant 6h du matin...), je suis étudiante en Littérature et en Anglais à Toulouse, dans le sud de la France - oui, je précise parce qu'on sait jamais, je me ferai sans doute bientôt une réputation internationale étant donné que je m'envole pour l'Angleterre à la rentrée prochaine (Erasmus power !)

Et je vis tout ça plutôt bien.

 

Allez, juste pour le fun, j'ajoute quelques informations indispensables à la sauvegarde du monde tel que nous le connaissons et le chérissons (ou pas) :

Ma couleur préférée, c'est le jaune, parce que pour moi ça représente le soleil, la chaleur, la vitalité, la bonne humeur et l'énergie positive et créatrice. (donc si ça vous explose les yeux en couleur de fond, dites-vous que c'est enjoué, comme couleur :D)

Mon parfum de dentifrice préféré ce n'est PAS l'eucalyptus (wah la FEINTE !) mais un truc bio à l'anis dont j'ai bel et bien oublié le nom de la marque.

La citation que j'ai choisi de mettre sur Facebook, c'est une phrase de Gandhi - parce que quand je serai grande, je sauverai le monde.

Si je pouvais avoir un seul don, je demanderais celui d'ubiquité.

J'espère être réincarnée en oppossum après ma mort parce que, quand même, ça doit être trop cool de pouvoir rester la tête en bas pendant des heures.

16 février 2011

La vraie lettre de motivation (version non censurée).

Le Pingouin Électrique

Igloo n°13 allée de l'ours blanc misanthrope,

13060, La Banquise

himynameispingu@hotmail.fr


 

Candidature pour un emploi étudiant pour l’été 2011

 

De ma cellule de prison où j'ai été injustement enfermée après homicide volontaire et prémédité, le 16 février 2011.

 

Madame, Monsieur, qui que vous soyez, directeur, responsable, subalterne, sous-fifre, esclave légal ou illégal, soit le malheureux ou la malheureuse qui aura le privilège immense de lire cette lettre,

 

 Ayant appris récemment que je ne pouvais décemment vivre à la charge de mes parents toute ma vie – même si être étudiante, on est d'accord, c'est carrément sympa – et puis aussi parce que la blague que je fais à chaque fois que je remplis une nouvelle fiche d'inscription dans un cours (c'est-à-dire écrire « happy-cultrice » à la case « projet professionnel ») ne fait, j'en ai bien peur, rire que moi, j'en ai conclu qu'il était temps que je me fasse une idée vraisemblable du monde du travail. C'est dans cette optique que je m'adresse à vous, en espérant que vous voudrez bien agréer ma requête et m'accorder une place au soleil dans votre charmante entreprise.

Doutant que la chocolaterie de Monsieur Willy Wonka embauche beaucoup de personnel pendant l'été, et ne pensant pas avoir les compétences scientifiques nécessaires pour être acceptée dans le laboratoire Pokémon du professeur Chen, c'est donc plutôt par défaut que je me tourne vers vous. J'espère que le travail que vous me demanderez me permettra à la fois de m'occuper (ne vous méprenez pas, j'adore les vacances mais quand même, trois mois, ça fait beaucoup...) sans trop me fatiguer (c'est que je suis d'une nature plutôt fragile, vous comprenez, mon endurance est limitée ; et en plus, honnêtement, j'ai nettement mieux à faire que de passer mon temps à classer des documents insipides que personne ne consulte (la preuve vous attendez l'été pour le faire) mais qu'il est cependant indispensable d'avoir à portée de main, bien que personne n'y comprenne goutte puisque le tout est écrit dans une langue incompréhensible, à savoir le jargon administratif) tout en me permettant de me remplir tranquillement les poches pour pouvoir aller ensuite à des festivals de musique pendant l'été ou me payer quelques petits voyages. C'est donc pour des raisons purement financières que je vous contacte – après tout, c'est pour la même raison que vous-même vous levez chaque matin pour effectuer ce même job rasoir à la con qui vous bouffe toute la journée, non ?

Comme vous l'aurez sûrement déjà compris (peut-être suivez-vous mon célèbre blog, qui sait ?), je suis actuellement étudiante en Lettres. N'attendez donc de moi aucun calcul mental dépassant le 2+2=5 (si, j'vous jure, dans 1984, ça fait 5) sans me mettre entre les mains une calculette (préalablement allumée, on sait jamais, je pourrais ne pas trouver le bouton ON/OFF). En raison de ma petite taille, je vous prierais également de m'épargner les tâches physiques trop harassantes – j'ai beau bien aimer aller courir en écoutant de la musique de temps en temps pour me défouler et faire du yoga (surtout la respiration et la relaxation) à l'occasion, si je l'ai marqué dans mon CV c'est plutôt parce que, sur internet, ils conseillaient de marquer une activité physique dans la case « loisirs ». Ah oui, et aussi, vous serez sûrement content de savoir que, en tant que membre de la nouvelle génération, je manipule aisément les programmes informatiques (les jeux vidéos, c'est bien des programmes informatiques, non ?) et passe facilement plusieurs heures à fixer un écran d'ordinateur sans m'en lasser. En gros j'suis une geek, quoi. Ce qui vous permettra de m'exploiter facilement, étant de nature déjà docile et conciliante à la base.

Je vous parlerais bien aussi, puisque je suis sur ma lancée, de la super expérience que représente mon stage de 4e et vous expliquerais bien à grands renforts de phrases complexes remplies de participes présent désuets et à forte tendance hyperbolique tout ce que ça m'a apporté, histoire de valoriser mes compétences déjà plus qu'extraordinaires – voire messianiques – et surtout de remplir la catégorie « expérience professionnelle » avec une police taille 40 (afin de camoufler habilement le fait que je n'ai jamais réellement travaillé professionnellement), mais je vous avouerais que, une semaine (de quatre jours), ça passe vite, et que l'abus d'alcool dû à mes trop fréquentes soirées étudiantes ont quelque peu gâté ces compétences acquises – pourtant plus que louables, à l'origine.

Bon, sur ce, j'espère vous avoir convaincu de ma GRANDE motivation. Si ce n'est pas encore le cas, on peut toujours s'arranger, je pourrais peut-être vous convaincre en nature... (oui je suis vraiment désespérée au point de faire du rentre-dedans à l'aveuglette histoire d'avoir un job d'été. C'est triste mais ainsi va la vie, c'est la dure loi capitaliste.) Qui plus est, classer des papiers administratifs dans une minuscule salle poussiéreuse jamais aérée pour un salaire de misère alors qu'il fait super beau et 45°C à l'ombre a toujours été un rêve d'enfance pour moi, je vous en prie, ne le brisez pas !

 

En espérant recevoir bientôt une réponse favorable de votre part, sachez que je me tiens prête à répondre à toute convocation – et que les services en nature contre une embauche tiennent toujours à condition que je sois là aussi payée comme il se doit.

 

Veuillez agréer, Monsieur le directeur ou Madame la directrice, Monsieur le responsable ou Madame la responsable, Monsieur le subalterne ou Madame la subalterne, Monsieur le sous-fifre ou Madame la sous-fifre, Monsieur ou Madame l'esclave légal/e ou illégal/e, bref, le ou la malheureuse qui aura le privilège de lire cette merveilleuse lettre, l'expression de mes nobles salutations distinguées et autres sentiments abondamment respectueux.

 

LPE.

 

 PS : Et si vous aviez l'amabilité de me donner une RÉPONSE, même si elle est négative, ça m'arrangerait bien, histoire que je puisse contacter d'autres entreprises et ne me retrouve pas en rade au dernier moment tout ça parce que je comptais sur des c******s qui me maintiennent dans l'ignorance, n'en ont strictement rien à battre de ma personne et ne voient en moi qu'un solde mensuel qui fera baisser leur propre chiffre d'affaires – et après tout, c'est de bonne guerre, puisque moi je ne vois en eux qu'une bande de ploucs en costards qui me donnent sans le savoir l'opportunité de me faire un peu d'argent pour aller voir ailleurs s'ils y sont.

PS 2 : D'ailleurs, tant que j'y suis, ce serait possible de me payer directement en places de concert ?

PS 3 : Et d'abord c'est très malpoli de ne pas répondre à une requête. Surtout quand on y a mis autant d'application et de peine (alors que c'est super chiant, qu'on est à la bourre dans son boulot et qu'on aimerait mieux faire tout un tas d'autres choses nettement plus intéressantes). Si, si, souvenez-vous de ce que disaient vos parents.

PS 4 : Et si vous trouvez que j'écris mal ou que c'est mal présenté, c'est PAREIL !

 

Je peux vous dire qu'après avoir passé deux heures à recopier la même lettre de motivation, on commence vraiment à péter un plomb...

 

13 février 2011

De l'intérêt d'aller en cours. (2)

La classe de Latin

(celui-là, j'avoue, y'a pas franchement de trucs à apprendre des phrases drôles que j'ai notées ^^)

 

"Si vous vous voyiez, ça a pas l'air d'aller !"

Explication non littéraire : Réponse à la question "ça va ?" du prof à ses élèves après explication d'un point difficile. Apparemment, ça n'allait pas.

 

"J'aurais une question.

- Vous pouvez me la poser, mais pas si c'est sur le vomi."

Explication non littéraire : L'élève interrogé buggant sur la phrase à traduire, le prof l'aidait mais finissait carrément par lui donner la réponse. N'ayant plus aucun élément à trouver, l'étudiant se trouvait alors dans la situation délicate suivante : répéter bêtement ce qu'on venait de lui dire alors que tout le raisonnement avait été décortiqué pour lui ou bien se taire. Comme il préférait manifestement la deuxième solution, le prof a fini par lui dire un truc du genre : "Mais je vous ai tout dit ! je vais quand même pas vous le vomir dans la bouche !".

 

"ça relève du vomi ça encore !"

Explication non littéraire : Même situation que celle décrite plus haut.

 

"Profitez qu'on soit dans le noir... moment de confidence."

Explication non littéraire : Alors que le prof venait de nous demander si nous avions compris, la lumière s'est brusquement éteinte. Après une seconde d'incompréhension, il ne put résister à une nouvelle réplique sarcastique.

 

"Là il est pas tranquille y'a une éruption ! Faut pas avoir l'impression qu'il est à la plage !"

Explication qui pourrait être littéraire si je me souvenais du verbe dont il est question : On travaillait alors sur un texte de Pline le Jeune, qui racontait que son oncle (Pline l'Ancien), un passionné de science, avait eu l'inconscience d'aller observer de plus près une éruption du Vésuve. Allongé sur une paillasse, il examinait le phénomène de loin (mais pas d'assez loin, vraisemblablement). Le verbe employé pour décrire sa posture signifiait sobrement "être allongé", sauf que là, la situation nécessitait une traduction un peu plus précise, afin de signaler que le type n'était pas simplement venu faire bronzette sur un volcan en éruption.

 

"Dans une phrase comme : "Dans l'absolu, il n'y a aucune raison que ce store ne descende pas", on oublie le contexte : c'est à dire qu'on est au Mirail."

Explication littéraire : Pour introduire la notion d'ablatif absolu, le prof précisait le sens de l'expression "dans l'absolu" en donnant un exemple parlant. Ainsi, "dans l'absolu" veut dire qu'on ne tient compte que de la théorie et qu'ici, on oublie notamment le contexte. Au début du cours, nous avions en effet tenté de descendre un des stores de la salle. Sans succès.

 

"On l'a oublié mais normalement, les ministres, ce sont ceux qui servent - et pas leurs propres intérêts."

Explication littéraire : En effet, "minister, ministri" signifiait en latin "serviteur, domestique". Ironique, n'est-ce pas ?

 

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